Cyclisme : la T-Mobile montre l'exemple

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Souvent citée dans les récentes affaires de dopage à cause de Jan Ullrich, licencié depuis, l'équipe T-Mobile a décidé d'imposer un suivi médical strict à ses coureurs. Lassé de voir son nom mêlé à des scandales, le sponsor de la formation allemande, qui a renouvelé son contrat jusqu'en 2010, a décidé d'imposer un code de bonne conduite qui pourrait faire jurisprudence. « Nous voulons développer une équipe avec des gens de qualité, physiquement, intellectuellement et moralement. Des gens qui veulent travailler ensemble », a expliqué Bob Stapleton, manager général de T-Mobile.

Principale mesure prise : le suivi médical très strict des 27 coureurs (11 nouveaux, dont Axel Merckx, et 16 anciens) qui auront affaire aux spécialistes de l'université de Fribourg et n'auront plus le droit d'avoir un médecin particulier. Les coureurs de la T-Mobile devront se soumettre à six contrôles sanguins et urinaires effectués par l'Agence mondiale antidopage tout au long de la saison. Les échantillons prélevés seront également conservés pour de nouveaux contrôles lorsque de nouveaux tests apparaitront. « Au moindre faux pas, ils en paieront les conséquences », a prévenu Rolf Aldag, désormais directeur sportif de l'équipe allemande, pour qui la victoire ne justifie pas tout. « Je souhaite que l'équipe se montre souvent en première ligne, qu'elle soit offensive et qu'elle donne du plaisir aux gens à défaut de remporter le Tour de France », a ajouté l'ancien coéquipier de Jan Ullrich.

Jérôme Capton