Maxime Médard, l’insouciant du XV de France est de retour

RUGBY L'arrière toulousain revient chez les Bleus un an après sa grave blessure contre l'Ecosse…

Romain Baheux

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Maxime Médard à l'entraînement avec le XV de France le mardi 5 mars 2013.
Maxime Médard à l'entraînement avec le XV de France le mardi 5 mars 2013. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

«Pour vous c’est bien, ça fait un an tout pile.» «Ça», c’est la rupture des ligaments croisés subie par Maxime Médard contre l’Ecosse le 26 février 2012, jour de sa dernière apparition avec les Bleus. «Vous», ce sont les journalistes présents à Marcoussis où l’arrière ou ailier toulousain retrouve le XV de France, après avoir appris sa sélection par Philippe Saint-André le 26 février 2013. Voilà pour la petite histoire. Celle plus longue de sa rééducation et de son retour au plus haut niveau, Médard la raconte sans se faire prier. «Je suis passé par toutes les phases lors de ma rééducation. Un jour tu doutes, l’autre tu es content. Une fois tu as mal, le lendemain ton genou ne te fait plus souffrir…»

Un yoyo mental qui a duré plus de huit mois, jusqu’à son retour en Top 14 contre Montpellier où il avait inscrit un essai pendant que les autres internationaux tricolores attaquaient leur série victorieuse de trois rencontres lors de la tournée d’automne. «Le plus facile, c’est de revenir. J’ai eu deux bons premiers matchs mais ça a été plus difficile ensuite, raconte Médard. Je voulais tenter des choses mais mon corps ne suivait pas. J’ai connu un autre passage difficile. Il y a 2 ou 3 ans, je me serais mis au fond du seau. Là, je me suis plus ouvert aux autres.»
 
François Trinh-Duc: «Il a toujours cette insouciance»
 
Outre trois ou quatre kilos superflus, l’arrière assure avoir perdu de la légèreté pendant son long séjour à l’infirmerie. «J’ai pris de la maturité», assure-t-il. Ses partenaires n’ont vu aucune différence dans son comportement. «Je n’ai pas trouvé qu’il avait changé, sourit le demi d’ouverture François Trinh-Duc. Il a toujours cette insouciance et l’envie de prouver qu’il est le meilleur.»
 
Bloqués dans leur camp par les Anglais il y a dix jours à Twickenham, les Bleus auront besoin de son sens de la relance et de la fulgurance de ses crochets contre l’Irlande samedi. «Beaucoup de choses ont joué en ma faveur pour que je revienne», assume le joueur, qui refuse d’endosser le costume de sauveur. Un an après, ça serait pourtant plutôt bien. Surtout pour lui et les Bleus.