Football (L1) : les Olympiens doivent vite rebondir

©2006 20 minutes

— 

Méconnaissables. Sans être impériaux à chacune de leur précédente sortie, les Olympiens avaient néanmoins affiché des valeurs sûres depuis le début de la saison : un bloc collectif compact, de la vitesse et de la percussion en attaque et un état d'esprit conquérant. Des valeurs totalement absentes, dimanche à Nantes (2-1), à l'occasion de la 7e journée de L1. « Nous n'y étions pas, avoue le défenseur Ronald Zubar. Habituellement, ce qui fait notre force, c'est notre récupération de balle et notre explosivité sur le plan offensif. Là, nous n'avons pas réussi à enchaîner les passes. Ce fut une défaite collective... »

Un naufrage que la fatigue des matchs à répétition (5 rencontres en quatorze jours) peut expliquer, en partie du moins. « On a manqué de fraîcheur dans nos corps et dans nos têtes, souligne l'entraîneur phocéen Albert Emon. Mais on ne va pas se chercher d'excuses, on a été trop moyens pour espérer faire un résultat. Chacun, staff et joueurs, on va devoir se remettre en question pour continuer à avancer. »

Et si l'OM avait tout simplement fait preuve de suffisance face à des Canaris en pleine crise ? « Je ne dirais pas qu'on a sous-estimé cette équipe de Nantes puisque ce n'est pas le cas, renchérit Zubar. Mais on s'est peut-être un peu surestimé. On n'a pas su reproduire ce qu'on avait bien fait avant. On s'est un peu trop précipité et on a eu énormément de déchets techniques. » Reste à savoir si cette première défaite olympienne de la saison toutes compétitions confondues n'est qu'un faux-pas ou si Marseille a montré à La Beaujoire ses véritables limites. Pour le manager José Anigo, ça ne fait aucun doute : « Ce n'est qu'un accident de parcours. Maintenant, il faut positiver et se remettre à gagner. »

Sandrine Dominique