Golf : les Américains coulent à Dublin

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 Comme il y a deux ans. L’équipe européenne de Ryder Cup a humilié la « dream team » américaine (18,5 à 9,5) hier, près deDublin. Le Vieux Continent conserve pour la troisième fois consécutive le plus prestigieux des trophées. Une première depuis la création de l’épreuve en 1927 par un grainetier londonien, Samuel Ryder. Comme il y a deux ans, les superstars américaines n’ont pas pu éviter le naufrage du navire US, sur les fairways détrempés du K Club. A l’instar du meilleur golfeur de la planète, Tiger
Woods, surprenant de maladresse lors des matchs de double, vendredi et samedi, sous une pluie parfois diluvienne. Pire encore : le n° 2 mondial Phil Mickelson, ou plutôt son fantôme, n’a inscrit qu’un demi point sur cinq possibles durant tout le week-end. « C’est incroyable ! C’est un peu comme si au tennis, Roger Federer perdait tous ses matchs de Coupe Davis », s’exclamait le n° 1 français, Thomas Levet, au micro de Canal+. Tandis que le n° 3 mondial, Jim Furyk, n’hésitait pas à évoquer des joueurs US « constipés » par l’enjeu, TomLehman tirait les enseignements de la nouvelle déroute de ses troupes. « Je me demande si l’on a déjà affronté une équipe européenne aussi forte, observait le capitaine américain.Nous nous étions pourtant très bien préparés. Pas assez apparemment… » Comme il y a deux ans, Garcia, Montgomerie, Harrington, Olazabal et consorts pouvaient se laisser submerger par l’émotion. A l’image des larmes du Nord-Irlandais Darren Clarke, qui faisait son retour à la compétition un mois après le perte de sa femme, terrassée par un cancer. « Je n’ai pas assez de mots pour parler de mon équipe, concluait le Gallois IanWoosnam. Ils ont joué demanière fantastique. Maintenant, je peux passer la main à Nick [Faldo, le prochain capitaine européen]. A lui de faire les quatre à la suite. »

Franck Crudo