Ligue des champions/PSG: Ibrahimovic, la grosse fausse note

Julien Laloye

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Zlatan Ibrahimovic s'adresse à Carlo Ancelotti, le 12 février 2013 à Valence.
Zlatan Ibrahimovic s'adresse à Carlo Ancelotti, le 12 février 2013 à Valence. — A.Saiz/SIPA

De notre envoyé spécial à Valence (Espagne)

On ne savait pas Leonardo partisan de la théorie du complot. Pas celui des bolchéviques ou des sionistes, non, celui du corps arbitral envers Zlatan Ibrahimovic. «Quand c’est Zlatan c’est rouge tout de suite, parce qu’il est grand, parce qu’il a une étiquette, parce qu’il a été expulsé je ne sais pas quand…Il ne touche même pas l’adversaire, n’importe qui d’autre prend à peine un jaune et c’est tout», s’est énervé le directeur sportif brésilien à propos de l’expulsion du Suédois pendant les arrêts de jeu.

>> Le match à revivre en live comme à la maison

A vrai dire, du haut de la tribune de presse et son angle à 90°C ou pas loin, on n’a pas bien vu l’action. Cela ne devait pas être si évident pour que Carlo Ancelotti aille dire ses quatre vérités à son compatriote M.Taglaviento, sans succès : «Je n'ai pas compris. Il a taclé en même temps qu'un autre joueur. C'était un tacle costaud mais un tacle de foot. Je n'ai pas compris et l’arbitre n’a pas voulu s’expliquer» a déploré l’entraîneur italien, qui devra faire sans son avant-centre au Parc et sans doute pour un match en quarts de finale, l’UEFA n’ayant pas l’habitude de faire preuve de mansuétude dans ces cas de figure.

«J’espère qu’en visionnant les images, la commission va se rendre compte que c’est une faute normale et qu’il n’y aura pas d’autre sanction», veut croire Leonardo. Soit. Mais un match ou deux au frigo, au fond peu importe. Ce qui interpelle, c’est que ce mauvais geste aussi stupide qu’inutile est venu couronner un match presque anonyme du Suédois. Non pas qu’Ibrahimovic soit passé au travers, mais plutôt qu’il n’a pas été à la hauteur de ses coéquipiers, hormis sur une balle frappe décroisée en dehors de la surface bien claquée par Guaita en seconde mi-temps.

Jusqu’à cette dernière minute, l’ancien milanais, passé devant les micros sans un mot hormis à une confrère suédoise, n’avait pas fait grand-chose pour améliorer une réputation de petit joueur lors des grands matchs européenes, avec 4 petits buts inscrits…en 27 rencontres de Ligue des champions à élimination directe. Son expulsion montre en plus qu’il est capable d’être décisif…dans le mauvais sens.