Tony Parker : «Champion NBA, l'objectif nº1»

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La France dispute à partir de samedi au Japon son premier Championnat du monde de basket-ball depuis vingt ans: un retour aux affaires qui s'accompagne de grandes ambitions, car jamais elle ne semble avoir eu autant d'atouts en main.
La France dispute à partir de samedi au Japon son premier Championnat du monde de basket-ball depuis vingt ans: un retour aux affaires qui s'accompagne de grandes ambitions, car jamais elle ne semble avoir eu autant d'atouts en main. — Aris Messinis AFP/Arch.

Interview du meneur de l'équipe de France et des San Antonio Spurs (NBA)

Comment évolue votre blessure au doigt contractée avant le Mondial japonais ?

Il est encore gonflé, mais cela ne me fait plus mal. Il est un peu tordu, mais peut-être que cela va m'aider à améliorer mon shoot (rires).

Cette blessure peut-elle remettre en cause votre avenir en Bleu ?

Non, je ne crois pas. C'est sûr qu'il y a une certaine frilosité de la part des franchises NBA pour laisser partir leurs joueurs, mais les relations entre la Fédération et San Antonio sont bonnes. Je ne pense pas avoir de soucis pour participer à l'Euro 2007, et j'espère, aux Jeux de Pékin.

Qu'avez-vous pensé du parcours de la France au Japon ?

Cinquième, c'est une bonne performance, même s'il a parfois manqué la manière. Mais c'est normal, 50 % des systèmes étaient faits pour moi et tout a dû être modifié dans l'urgence.

Et la performance de votre ami Boris Diaw, l'ailier de Phoenix ?

J'aurais aimé qu'il prenne davantage l'équipe sur ses épaules, mais on attend peut-être trop de « Bobo ». A Phoenix, ce sera pour lui l'année de la confirmation, la plus dure. Mais je ne me fais pas de souci pour lui.

Quels sont vos objectifs en NBA cette saison ?

L'an passé, je pensais au moins être dans la troisième « All-NBA Team » [en fin de saison, les coachs de NBA constituent trois équipes avec les meilleurs joueurs à chaque poste]. J'espère en être cette année, tout en participant au « All-Star Game» [match de gala entre les meilleurs joueurs NBA]. Je n'ai pas envie de le rater car il aura lieu à Las Vegas, ça peut être sympa (sourire). Quant à l'objectif nº 1, cela reste la bague de champion.

Début octobre, vous serez de retour en France pour deux matchs amicaux (le 4 face à l'Asvel, le 8 face au Maccabi Tel-Aviv). Vous devez être impatient...

Je n'ai pas souvent l'occasion de jouer en France. Ce serait bien si les Spurs pouvaient tenir chaque année leur camp d'entraînement dans mon pays ! En tout cas, je n'aimerais pas faire partie d'une équipe NBA «tapée» par une formation d'Euroligue.

Vous avez voulu reprendre en partie le Paris Basket Racing, sans succès. Avez-vous encore envie d'investir dans un club français ?

Pour l'instant, cela ne m'intéresse pas trop. Je suis resté un an au PBR et j'ai vu tout le temps que ça prenait. C'est mon objectif d'acheter un club, mais plus tard. Pour l'instant, je me concentre sur le basket, la musique, ma famille et mes amis.

Et le cinéma ? Vous avez tourné dans Astérix 3...

C'était mon premier rôle, avec la crème de la crème, notamment M. Jamel Debbouze ! Il a été super-cool...

Pour finir, vous étiez à Berlin pour la finale de la Coupe du monde de football. Qu'avez-vous pensé du fameux « coup de boule » de Zidane ?

On peut essayer de se mettre dans la peau de «Zizou» et dire qu'il ne fallait pas réagir. C'est vrai que son geste m'a un peu déçu, mais à la fin, tu pardonnes.

Recueilli par Sébastien Bordas