Affaire des paris: Les parieurs ont-ils pioché dans la caisse du club?

HANDBALL Selon «Midi Libre», la cagnotte du club montpelliérain a peut-être servi à financer les paris...

Q.T.

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Les frères Karabatic, Nikola (à g.) et Luka, lors d'un match de LNH contre le PSG, le 30 septembre 2012 à Paris.
Les frères Karabatic, Nikola (à g.) et Luka, lors d'un match de LNH contre le PSG, le 30 septembre 2012 à Paris. — REUTERS

Après quelques semaines de calme, l’affaire des paris truqués rattrape les frères Karabatic. Alors que la France affronte ce mercredi soir la Croatie, en quart de finale du Mondial de handball, on apprend dans Midi Libre que son joueur star, Nikola Karabatic, aurait suivi les paris sur son iPhone.Mais les révélations ne s’arrêtent pas là. Toujours selon le Midi Libre, l’Office central des courses et des jeux qui mène l’enquête sur «l’affaire» avec le SRPJ de Montpellier, s’intéresse de près à la «caisse de vestiaire» du club montpelliérain, la saison dernière. Et cette fois c’est Luka Karabatic qui est mis en cause.

Le petit frère de Nikola, qui a lui avoué avoir parié contre son équipe, s’était vu confier par ses coéquipiers cette fameuse caisse. Alimentée tout au long de la saison, entre autres par les amendes des joueurs, qui laissent aussi des billets à chaque passage dans les médias, cette caisse sert à renforcer la cohésion d’équipe.

Pas de séjour à Ibiza

Grâce à elle, les joueurs de Montpellier se payent à chaque fin de championnat un petit séjour à Ibiza. Faute de jeux Olympiques en 2012, le voyage n’a pas eu lieu cette année. Et c’est à Luka Karabatic qu’a été confiée la caisse qui contenait 6.000 euros.D’où les interrogations des enquêteurs qui selon Midi Libre pourraient être relayées demain par les juges d’instructions. Le joueur, qui a parié avec sa compagne Jennifer Priez plus de 8.000 euros en liquide s’est-il servi de l’argent de l’équipe? Et si oui, l’a-t-il fait avec l’accord de ses coéquipiers? Interrogée, la fédération n’a pas souhaité réagir, à quelques heures du match capital. Affaire à suivre…