Ligue des champions: les Girondins en ont gardé sous le pied

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Bien, mais peut mieux faire. Telle était l'appréciation générale des joueurs bordelais après leur chemin de croix pour rentrer de Turquie, où ils ont décroché le nul (0-0). Arrivés à l'aéroport de Mérignac à 5 h 45, après des bouchons interminables à la sortie du Stade olympique d'Istanbul, ils arboraient des visages encore fatigués hier en fin d'après-midi mais s'avouaient satisfaits de leur premier point pris en Ligue des champions face à Galatasaray. « C'est une bonne entrée en matière, même si ce n'était pas un match extraordinaire, concédait David Jemmali. Le plus important était de bien rentrer dans cette compétition. »

Le groupe de Ricardo s'est rassuré en Turquie. Pointée du doigt (7 buts encaissés lors des trois derniers match de L1), la défense a tenu la route face à un adversaire qui participe à l'épreuve reine pour la dixième fois de son existence. « Même si on est rentré timidement dans le match et si on a manqué de réalisme, l'équipe a été constante du début à la fin. C'est pas mal, surtout que 70 % des joueurs découvraient cette compétition », notait le gardien Ulrich Ramé, qui s'attend « à une opposition plus dure contre le PSV Eindhoven et Liverpool ». Compétiteur dans l'âme, Julien Faubert regrettait le manque d'ambition. « Beaucoup de gens ne donnaient pas cher de notre peau. On aurait dû oser jouer les coups à fond, expliquait le milieu de terrain international. On en a gardé sous le pied ». Sans doute en vue du match contre l'OM, dimanche soir.

S. Deschamps