Handball: Plus qu'un match avant le début du Mondial

HANDBALL L'équipe de France entame véritablement sa compétition ce week-end...

Julien Laloye

— 

Cédric Sorhaindo en action face à la Tunisie, le 12 janvier 2013 à Granollers.
Cédric Sorhaindo en action face à la Tunisie, le 12 janvier 2013 à Granollers. — M.Fernandez/SIPA

De notre envoyé spécial à Granollers (Espagne)

Une fin de match convaincante contre la Tunisie, une démonstration face au Monténégro et trois mi-temps mi-figue mi-raisin contre le Brésil et l’Argentine qui n’ont pas prêté lieu à conséquences. Comme prévu, les Experts ont remporté leurs quatre premiers matchs du mondial sans qu’on puisse se faire une idée de leur capacité à durer en deuxième semaine.

Le rendez-vous a été pris depuis le début de la préparation face à l’Allemagne, premier test d’envergure vendredi avec changement de décor imposé – le match aura lieu à Barcelone - pour marquer le coup. «Celui-là sera intéressant et révélateur de notre niveau» répète en boucle Claude Onesta depuis le premier jour, même s’il sait bien que l’équipe allemande ne fait plus partie des cadors du plateau. «C’est là qu’on verra si est on réglé pour le changement de stratosphère qui nous attend en huitièmes de finale». Le rendez-vous est prévu dimanche, sans doute contre la Russie où la Macédoine, et difficile de savoir si les Bleus l’aborderont dans les meilleures conditions.

Karabatic de retour à son meilleur niveau

Il y a bien sûr plus de raisons d’espérer que de s’inquiéter à propos d’une équipe qui maîtrise les matchs couperets comme personne depuis cinq ans. En premier lieu, la forme étincelante de Nikola Karabatic (5/5 face à l’Argentine), dont l’arrêt forcé cet automne semble lui avoir fait le plus grand bien. Le meneur de jeu des Bleus pèse sur le jeu tricolore comme il ne l’a plus fait depuis le mondial 2011. Sur les ailes, Guigou et Honrubia se tirent vers le haut mutuellement et Luc Abalo monte en puissance. Au pivot, Sorhaindo est irréprochable des deux côtés du terrain en l’absence de Bertrand Gille, et dans les buts, Thierry Omeyer reste sur deux mi-temps exceptionnelles à 70% d’arrêts.

L’attitude en question

Les doutes qui subsistent ont trait aux sautes d’intensité des Bleus au cours d’un même match. «On a rencontré des équipes atypiques avec des défenses étagées qui nous ont parfois posé problème» reconnaît Xavier Barachet. En défense, on a déjà connu un Didier Dinart moins souvent pris de cours  que durant ce premier tour. Pour l’instant, l’équipe de France n’a jamais joué soixante minutes au même niveau, ce qui a certainement à voir avec les prestations décevantes de quelques remplaçants attitrés (Détrez, Bosquet, Fernandez). Même si «tout le monde est monté dans le bon wagon face à l’Argentine» selon Claude Onesta, l’équipe de France ne devra compter que sur ses cadres dans les moments brûlants. Cela ne lui a pas trop mal réussi jusque-là.