Fed Cup: Le cas Bartoli fait de nouveau jaser

TENNIS Alors qu'elle expliquait être proche d'un accord pour jouer avec la France, Mauresmo et les autres joueuses s'énervent...

B.V.
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Marion Bartoli lors de son quart de finale à l'US Open, le 4 septembre 2012 à New-York

Marion Bartoli en Fed Cup, saison 7, épisode 1. L’Open d’Australie, c’est la rentrée du tennis, et donc des marronniers/polémiques qui vont avec. Jo-Wilfried Tsonga a parlé de ses impôts, Marion Bartoli de sa participation ou non à la Fed Cup avec l’équipe de France. Sauf que cette année, la n°1 française a lâché une petite bombe en expliquant être proche d’un accord pour enfin jouer avec les Bleues. «Ce qui change c’est que, Amé (ndlr: Amélie Mauresmo, capitaine de l’équipe de France), je pense, a pris la décision de se dire: "Si après la première rencontre on ne s’en sort pas avec notre système à nous, on est prêt, pour la deuxième, à complètement ouvrir, à ce moment-là, éventuellement à repenser complètement la situation"» explique Bartoli.

Parmentier et Cornet énervées

En clair: l’équipe française serait prête à accepter la condition sine qua non à la venue de la demi-finaliste de Roland-Garros en 2011, la présence de son père avec elle lors des matchs de Fed Cup. Une avancée rapidement démentie par Amélie Mauresmo: «La seule chose que je peux dire, c’est que le mode de fonctionnement en équipe que j’ai arrêté et dont je vous ai fait part fin novembre n’est pas dépendant des résultats de février», lance-t-elle à l’Equipe.fr.

Et cet accord, alors? «Ça n’a pas existé, poursuit Mauresmo. J’ai parlé avec elle en novembre et on était complètement d’accord toutes les deux sur le fait que son fonctionnement était complètement incompatible avec celui de l’équipe de France. Il n’y a pas eu à ce moment là d’éventuelles possibilités de changement.»

«Ce qui me gêne, c’est qu’elle arriverait comme une reine pour le barrage»

Et au milieu de cette situation confuse, ce sont les autres joueuses françaises qui commencent sérieusement à s’énerver. En conférence de presse après avoir joué leurs matchs du premier tour à l’Open d’Australie, Pauline Parmentier et Alizée Cornet ont sèchement répondu à Bartoli: «Si elle a envie de venir, qu’elle nous le prouve, lâché Parmentier. Ce qui me gêne, c’est qu’elle ne semble pas vouloir faire les premiers tours et qu’elle arriverait comme une reine pour le barrage. Il faut savoir qu’à Limoges, pour le match face à l’Allemagne, il n’y aura qu’un court. Si elle souhaite quatre heures d’entraînement avec son père, on fait comment nous? On fait du tricot?» Moins sarcastique, Cornet conclut: «J'espère qu'on va lui rabattre son caquet en battant l'Allemagne et comme ça on n'aura pas besoin d'elle». C’est dit.

Marion Bartoli répond

Interrogé sur la polémique après sa victoire au premier tour de l'Open d'Australie, la N°1 française s'est exprimée pour clarifier la situation: «Je sais que vous êtes friands de polémiques (à l’adresse des journalistes) mais  j’ai une très bonne relation avec Amélie. Je voudrais vraiment que vous  respectiez ça. Il n’y a pas un scoop d’un côté, un démenti de l’autre.  Vous voulez sans arrêt nous mettre les unes contre les autres, mais  l’ambiance est fantastique. Quand j’ai parlé à "Amé" au téléphone, elle  m’a dit pour le premier tour, c’était comme ça. Mais cela ne nous  empêche pas de continuer à discuter et voir pour la suite. Il n’y a pas  de secret et de révolution. Je ne serai pas dans l’équipe lors du  premier tour car le fonctionnement ne me permet pas de jouer. Maintenant  on continue à discuter et il y aura peut-être une évolution. Mais ce  n’est qu’un peut-être.»