Pas un club en 10 mois «

Propos recueillis par J. C. MAGNENET

— 

Tony Catoni est confiant. «Tout se passe très bien», assure le co-président du Stade niçois, le nouveau club de rugby de la capitale azuréenne. Après la liquidation du Rugby Nice Côte d'Azur le printemps dernier, c'est son projet que la ville a choisi pour relancer l'ovalie en terre nissarte. Rétrogradé de Fédérale 1 (3e division) en Fédérale 3 (5e division), le rugby niçois est en pleine reconstruction, souligne le dirigeant du nouveau club.

La ville nous apporte 400 000 € de subventions. Nous cherchons un peu plus de 300 000 € supplémentaires. Le co-président, Thierry Pérez, apporte environ 80 000 € sur ses deniers personnels et cherche des partenaires pour trouver le reste. C'est un budget important pour un club de Fédérale 3, mais il faut tout rebâtir ici.

C'est difficile. Mais nous avons trouvé des entreprises prêtes à nous accompagner, qui nous ont fait des promesses. Il ne reste qu'à formaliser ces partenariats. Le budget du club doit être bouclé d'ici mai.

Nous espérons d'ici 5 ans être un club bien stabilisé en Fédérale 1, suffisamment structuré et avec l'assise financière nécessaire pour jouer la montée en ProD2. Mais c'est un voeux pieu ! On verra, il faut du temps, on ne reconstruit pas un club en dix mois.

Cette année ne sera pas une saison référence. Nous avons du gérer beaucoup de choses en même temps, et n'avons pas fixé d'objectif sportif. Nous avons perdu 80 % de l'effectif de l'équipe première du Rugby Nice Côte d'Azur, seul un noyau de Niçois est resté. L'ambiance est plus amateur qu'avant, on compte pour l'instant 600 licenciés. Notre club est petit, mais solidaire. On est bien entre nous. ■