Aymeric Jeanneau : «Chez les Bleus, j'étais le petit Vendéen»

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Aymeric Jeanneau, meneur de l'équipe de France de basket.

Vous avez obtenu avec les Bleus une cinquième place mondiale, la semaine dernière, au Japon. A 28 ans, mesurez-vous le chemin parcouru ?

Oui, d'autant qu'au départ je n'étais pas un joueur très talentueux. J'ai commencé le basket à Saint-Fulgent en Vendée, à l'âge de 6 ans. J'ai pu progresser vite car le club était très bien organisé. Sans lui, je suis sûr que je n'aurais jamais connu les championnats du monde.

Racontez-nous votre première grande compétition avec la sélection nationale ?

C'était extraordinaire. L'enrichissement a été total. A titre personnel, je ne suis pas près d'oublier le huitième de finale contre l'Angola, où je me suis senti le patron des Bleus [meilleur marqueur du match avec 16 points]. Par ailleurs, il y avait beaucoup de différences culturelles à l'intérieur de l'équipe de France : les Guadeloupéens, les joueurs NBA ou le petit Vendéen qui devait trouver sa place. Eux parlaient en verlan, pas moi ! J'ai appris plein de nouveaux mots, mais maintenant avec mes enfants, je dois à nouveau apprendre à parler français... Nos modes de vie étaient très différents mais cela ne nous empêchait pas de rigoler très souvent. Y compris avec Tony Parker pendant la préparation. Malgré son statut, c'est quelqu'un de très simple.

Vous pensez déjà aux championnats d'Europe 2007, en Espagne ?

Nous aurons des ambitions, mais la priorité sera les Jeux olympiques de Pékin en 2008. Pour se qualifier, il faudra se rapprocher du titre, en accédant au moins aux demi-finales.

Recueilli par Philippe Audouin