La Squadra Azzurra piquée au vif

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« Je connais très bien les Italiens. Ils voudront gagner à Paris pour prouver qu'ils sont les plus forts du monde. Car tout le monde sait que la finale de la Coupe du monde, sans les tirs au but, ils ne l'auraient jamais gagnée ». Les propos de Lilian Thuram, longtemps considéré comme le meilleur défenseur du championnat italien, prouvent que le match de demain sera plus qu'une simple rencontre éliminatoire. Accrochés d'emblée par la Lituanie (1-1) samedi, les Italiens ont payé le contre-coup d'un été particulièrement mouvementé. Outre les repos supplémentaires accordés aux mondialistes, la reprise du Championnat a déjà été repoussée au 9 septembre pour permettre au football italien de digérer les effets secondaires du scandale des matchs truqués.

Jugés hors de forme, neuf mondialistes ont ainsi été mis au repos par Roberto Donadoni, bien conscient de la différence qui pourrait se faire au Stade de France dans ce secteur. « La France est en avance sur nous, ils sont déjà impressionnants physiquement », reconnaît le sélectionneur italien. Face à la Lituanie, les Italiens ont également pris connaissance d'un phénomène nouveau : affronter un champion du monde transcende l'adversaire. « On doit se mettre dans la tête que peu importe notre adversaire, il donnera tout face à nous. Nous avons un groupe difficile et nous devons nous mettre au niveau de notre statut », prône Gennaro Gattuso, qui, comme tout Italien, attend désormais une réaction de champion des siens pour demain.

Gaël Anger