Thierry Henry : «Les choses ont changé depuis le Mondial»

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Le statut des Français, vice-champions du monde, va en faire un trophée idéal à épingler au tableau de chasse de leurs adversaires.
Le statut des Français, vice-champions du monde, va en faire un trophée idéal à épingler au tableau de chasse de leurs adversaires. — Alexander Nemenov AFP

Interview de l'attaquant des Bleus, à deux de la revanche contre l'Italie

Une victoire comme celle obtenue samedi, en Géorgie (0-3), est idéale pour débuter une phase éliminatoire...

Oui, cela fait du bien. Mais on a senti tout de suite une équipe de France qui voulait prendre les choses en main, jouer court, attaquer. Depuis la Coupe du monde, les choses ont changé. Avant, le groupe n'avait pas beaucoup de vécu ensemble. Désormais, on a des repères. Quand on voit jouer Franck Ribéry, on voit bien que ce n'est déjà plus le petit nouveau qui arrive.

Le système tactique avec deux attaquants a également changé. Est-ce le signe d'une équipe plus ambitieuse ?

C'est un système qui nous permet d'animer davantage le jeu. Florent Malouda, Franck Ribéry et moi-même, nous aimons bien bouger sur tout le front de l'attaque, marcher à l'inspiration, à l'instinct. La présence de Louis Saha dans l'axe nous permet de le faire. Sans lui, tout cela serait impossible. De mon côté, j'aime bien avoir cette liberté, défendre un peu plus, me battre pour la conquête du ballon et partir de loin.

Le match de mercredi, face à l'Italie, sera-t-il une revanche de la finale du Mondial ?

Non, la revanche, c'est en boxe, quand tu remets ta ceinture en jeu. Là, ce sera un match de poule, peut-être plus important pour l'Italie après son nul face à la Lituanie. Mais on connaît les Italiens, ils ne vont pas se découvrir. Ce sera à la France d'emballer le match.

Avez-vous digéré cette finale de la Coupe du monde perdue ?

Je l'ai complètement digérée. J'avais eu plus de mal à digérer la défaite avec Arsenal contre Barcelone en finale de la Ligue des champions. Peut-être que l'expérience de ces défaites en finale va me servir. Même si ce n'est pas toujours évident d'en parler.

Recueilli par Gaël Anger