Bourelly découvrele monde

Nicolas Stival

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Le Martiniquais débute la compétition ce mercredi sur 200 m, sa distance favorite.
Le Martiniquais débute la compétition ce mercredi sur 200 m, sa distance favorite. — F. Scheiber / 20 Minutes

Il manque au moins un étudiant à l'ESC Toulouse cette semaine. A partir de mercredi jusqu'à dimanche, Lorys Bourelly (20 ans) participe avec huit autres Français aux Mondiaux en petit bassin d'Istanbul. «Je vais donner le meilleur de moi-même et voir jusqu'où je peux aller», lâche modestement le Dauphin du TOEC, qui a fait l'impasse sur l'Euro petit bassin de Chartres, voici trois semaines, pour mieux préparer l'échéance turque. Il s'alignera dès ce mercredi sur 200 m nage libre (sa meilleure distance), avant d'enchaîner sur 100 m et 400 m. Le meilleur Toulousain de ce début de saison, Mehdy Metella, récent champion de France puis médaillé de bronze européen sur 100 m papillon, ne l'accompagnera pas.

Déception anglaise,

espoir brésilien
«Pour être qualifié, il fallait faire partie de l'équipe de France olympique», explique Bourelly. A la différence du solide Guyanais, le longiligne Martiniquais (1,86 m, 71 kg) était à Londres. Même s'il n'y a pas nagé. « Je devais faire les séries du relais 4X200 m, raconte-t-il. Finalement, le staff a décidé que je manquais d'expérience, car ce n'était que ma deuxième compétition internationale après l'Euro grand bassin en Hongrie. Je me préparais pour cette course depuis cinq ou six mois, c'était assez frustrant.» Bourelly espère se rattraper aux JO de Rio, en 2016. « J'aurais 24 ans et j'aurais accumulé de l'expérience qui pourra me permettre d'accrocher un podium.»

Sports et études, durs à concilier

Etudiant à l'ESC Toulouse depuis cet été, Lorys Bourelly s'entraîne environ quatre heures par jour, contre six auparavant. «Pour l'instant, je nage moins, mais je bénéficierai d'horaires aménagés dès janvier», indique le Dauphin du TOEC, qui se destine à une carrière dans le sponsoring sportif ou le management de nageurs.