Les Ambitions du losc se dégèlent

Gilles Durand

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Marko Basa a ouvert le score d'une tête puissante sur un coup franc de Payet.
Marko Basa a ouvert le score d'une tête puissante sur un coup franc de Payet. — M.Libert / 20 Minutes

Opération rachat. Les Lillois ont enfin renoué, mardi soir, avec la victoire en disposant de Toulouse (2-0). Trois points qui leur permettent de revenir, au moins provisoirement, dans la première moitié du classement. L'entraîneur Rudi Garcia avait choisi d'aligner son équipe type. Un choix qui a mis une période avant de porter ses fruits, face à une équipe toulousaine bien timide.

Basa débloque le match
Les Lillois s'offraient néanmoins une belle frayeur dès la 1re minute avec une incursion de la flèche Tabanou dans la surface de réparation. A la demi-heure de jeu, Akpa Akpro venait percuter involontairement Elena et tentait de réveiller ses équipiers. En vain. Les Toulousains n'ont jamais su trouver le chemin des filets.
Le salut lillois est finalement venu de la défense. En première période, c'est Chedjou qui, d'un retourné acrobatique, trouvait les gants du gardien toulousain Ahamada (6e) et attisait les ardeurs lilloises. Il fallait néanmoins attendre la 55e pour voir son compère de la défense, le Monténégrin Basa, débloquer le compteur d'une tête rageuse. Jusque-là, les joueurs de Rudi Garcia avaient su prendre le jeu à leur compte, mais sans vraiment mettre en danger la défense adverse. Le même Basa était à deux doigts de doubler la mise à la 70e d'une nouvelle tête.
Le rythme s'emballait franchement et les espaces se créaient enfin. Les deux équipes se rendaient coup pour coup. Au manque d‘inspiration de Payet (73e) succédait une frappe maladroite du Toulousain Rivière, seul face au but (75e). En fin de première période, le même Rivière avait déjà raté le coche d'un coup de patte mal ajusté. Le succès basculait définitivement dans le camp lillois sur une frappe enroulée et limpide de Payet (83e). La fin de match débridée offrait encore deux occasions à Lille d'alourdir la note, notamment sur une chevauchée solitaire de Mendès (87e). Les joueurs lillois se sont, en tout cas, réconciliés pour quelque temps avec leurs supporteurs.