On a retrouvé le premier buteur de l'histoire du PSG

FOOTBALL Alors que Zlatan Ibrahimovic et consorts peuvent atteindre la barre des 3.000 buts contre Evian samedi, Bernard Guignedoux est le premier à avoir marqué pour le PSG...

Antoine Maes

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Bernard Guignedoux, le premier buteur du PSG en compétition officiel, chez lui, le 6 décembre 2012.
Bernard Guignedoux, le premier buteur du PSG en compétition officiel, chez lui, le 6 décembre 2012. — A.GELEBART / 20Minutes

Zlatan Ibrahimovic a-t-il déjà entendu parler de Bernard Guignedoux? Vous non plus, alors ne jetez pas la pierre au Suédois, qui aura l’occasion d’inscrire le 3.000e but en match officiel du PSG, samedi contre Evian-Thonon-Gaillard. Si la série est aujourd’hui bloquée à 2.998 réalisations, le premier de cette longue guirlande est donc bien l’œuvre du fameux Bernard Guignedoux. «Ce n’est pas forcément le premier but le plus important. Mais ça me fait plaisir, il ne faut pas le nier», raconte l’ancien milieu de terrain parisien.

L’histoire de ce but, c’est aussi celle des premiers pas de ce club tout juste créé. Nous sommes en 1970, le PSG est en 2e division. «C’est la fin août, on joue à Poitiers. Il y a un coup-franc à 20 mètres, que l’arbitre fait d’abord rejouer parce que les joueurs adverses sortent du mur. Je le frappe en force, la lucarne gauche», raconte Bernard Guignedoux, qui se souvient surtout du reportage d’Antenne 2 signé… Michel Denisot. A ce moment-là, il n’a pourtant absolument pas conscience de la portée de ce but. «En fait, j’étais surtout content d’avoir ramené un match nul», se marre Bernard Guignedoux. 

«La toute première époque, celles des deux premières saisons, est un peu occultée» 

Depuis, son nom est pourtant inscrit noir sur blanc dans le grand livre du club parisien. Et pas à côté de n’importe qui. Le 500ebut du PSG: Mustapha Dahleb. Le 1.000e? Dominique Rocheteau. Le 1500e? George Weah. Le 2.000e? Jay-Jay Okocha. Le 2.500e? Jérôme Rothen. «Je suis plutôt en bonne compagnie», constate Guignedoux, qui continue de fréquenter assidûment le Parc des Princes. Pourtant, il n’a ni plaque commémorative ni médaille d’honneur, tout juste quelques vieux amis croisés lors des nniversaires du club et des coupures de journaux jaunis au fond de ses tiroirs. 

Une mémoire sélective symptomatique, selon Guignedoux, responsable technique des équipes amateurs du club de la capitale jusqu’en juin dernier. «On parle beaucoup des époques Hechter ou Borelli. Mais la toute première époque, celles des deux premières saisons est un peu occultée.» A l’époque, les stars du club s’appellent Jean Djorkaeff, George Mitoraj ou Fernando Cruz. 42 ans plus tard, qui sera l’auteur du 3000e but? «J’aimerais bien que ce soit ou Chantôme ou Sakho, parce qu’ils ont fait leur formation au club. Ce serait un bon clin d’œil aux anciens. Ce qui est sûr, c’est que ce sera compliqué. Offensivement, il y a quand même quelques joueurs…»