Ligue des champions: Le PSG voyage en première classe

FOOTBALL Le PSG s'est imposé 2-1 à domicile face à Porto et termine premier de son groupe. Idéal avant le tirage au sort des huitièmes de finale...

Romain Scotto

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Les joueurs du PSG après le deuxième but parisien contre Porto, mardi 4 décembre 2012
Les joueurs du PSG après le deuxième but parisien contre Porto, mardi 4 décembre 2012 — AFP PHOTO / MARTIN BUREAU

Comme son nom l’indique, la Ligue des champions est une compétition qui réussit aux champions et il faut croire qu’il en reste quelques-uns dans cette équipe du PSG. Avec toutes ses stars, Paris n’est pas encore un cador européen, mais il doit au moins assumer l’étiquette d’un premier de poule avant les huitièmes de finale de la compétition, dont le tirage au sort aura lieu le 14 décembre. Sa victoire au Parc 2-1 contre Porto lui suffit pour devancer le club portugais et espérer un adversaire moins coriace au tour suivant, ainsi qu’un match retour à la maison.

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L’objectif comptable, classé au sommet des priorités de Carlo Ancelotti, est donc acquis. Mais en plus, l’équipe parisienne a retrouvé un peu de crédit dans son jeu, après une semaine où les mots «crise» et «changements» ont souvent été prononcés.  Avec ce PSG là, il faut juste savoir que son niveau dépend en partie de la compétition qu’il dispute. Malgré les «solutions radicales» promises par le coach, huit des dix joueurs de champ défaits à Nice étaient reconduits. Mais dans l’attitude, l’envie de se dépasser et (chose rare) de jouer en équipe, il y avait cette fois quelque chose que seule la Ligue des champions offre cette année au PSG.

Une Arconada pour Helton

Cela se traduit par exemple par un impact supérieur dans les duels, des coups de rein un peu plus incisifs de Ménez, à l’origine du coup franc sur lequel Thiago Silva s’est élevé pour ouvrir le score de la tête. Le deuxième but parisien est en grande partie imputable à Helton, le gardien de Porto auteur d’une «Arconada», mais il récompense le travail du tireur, Lavezzi, dont les appels incessants confirment qu’il arrive à son meilleur niveau. Bizarrement, il n’y a que Zlatan qui, pour une fois, ne s’est pas mué en sauveur tout puissant, et s’est contenté d’empiler les occasions manquées.

Le Suédois aura donc l’occasion de se rattraper aux yeux de l’Europe en février et mars prochains, date des huitièmes de finale d’une compétition où Leonardo n’a pas fixé d’objectif précis. Si ce n’est à court terme, celui de donner une bouffée d’oxygène à un PSG qui s’étrangle très vite d’un match à l’autre cette saison.