PSG: Ancelotti, un coach énervé... et dépassé?

FOOTBALL L'entraîneur du PSG n'arrive pas à renverser le cours des matchs par ses choix tactiques...

R.S.

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L'attaquant niçois, Eric Bauthéac, devant le Parisien Blaise Matuidi, lors de la victoire de Nice contre le PSG en Ligue 1, le 1er décembre 2012.
L'attaquant niçois, Eric Bauthéac, devant le Parisien Blaise Matuidi, lors de la victoire de Nice contre le PSG en Ligue 1, le 1er décembre 2012. — O.Anrigo/REUTERS

Dans le  marasme ambiant, il y a bien un indicateur en nette hausse au fil des matchs du PSG cette saison: le niveau d’intensité des colères de Carlo Ancelotti. Samedi soir après la défaite à Nice (2-1), le coach italien s’en est une fois de plus pris à ses joueurs, comme ce fut le cas après la défaite contre Rennes, il y a deux semaines, mais de façon bien plus virulente qu’à l’accoutumée. Depuis qu’il a décrété lui-même l’état de crise, l’entraîneur parisien attend toujours une réaction de la part d’une équipe pointée à cinq longueurs de Lyon.

L’an dernier à la même époque, Paris comptait quatre points de plus au classement, mais finir champion d’automne n’était visiblement pas le meilleur alibi d’Antoine Kombouaré. Onze mois plus tard, Ancelotti est toujours à la tête du jouet qatari, mais il sait aussi que ses dirigeants ne sont pas les plus patients. «En ce moment, c’est toute l’équipe qui m’énerve. J’ai l’impression que les joueurs ne sont pas encore focalisés sur le projet du club. Je vais trouver des solutions radicales dans le management», tonne le coach.

Des choix en question

Par quel effet de manche peut-il réveiller son groupe et transformer l’armada parisienne en une grande équipe? Le changement passe déjà par son propre coaching. Samedi soir, les entrées de Pastore et Van der Wiel ont tourné au fiasco puisque les deux joueurs sont impliqués sur les buts niçois. Sur la feuille de match, il avait aussi couché dix des onze noms qui étaient déjà présents à Saint-Etienne. Un match de 120 minutes au cours duquel il n’a opéré qu’un seul changement. Pendant ce temps, Nenê astique son masque sur le banc et observe de loin les choix «politiques» d’Ancelotti obligé d’aligner les joueurs sur lesquels le club a beaucoup investi.

A terme, la situation n’est pourtant pas tenable. Dès mardi, le PSG joue une «finale» de groupe en Ligue des champions contre Porto. Une nouvelle contre-performance attiserait les rumeurs sur l’aveni de l’entraîneur parisien. Cette semaine, le nom de Guardiola a ressurgi puisque le chômeur le plus courtisé du moment était en visite au Qatar, sans que le motif de son voyage soit connu. En attendant, c’est bien Carlo Ancelotti qui pourrait se faire taper sur les Doha.