Affaire des paris truqués: Prost «en paix avec lui-même»

HANDBALL L'ancien gardien de Montpellier, qui a avoué avoir parié, s'exprime sur l'affaire...

J.L.

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L'ex-gardien montpelliérain Primoz Prost, ici au second plan, le 30 septembre 2012 à Paris.
L'ex-gardien montpelliérain Primoz Prost, ici au second plan, le 30 septembre 2012 à Paris. — P.Danoun/SIPA

Jeudi soir, Montpellier reçoit l’équipe de Cesson en championnat, six mois et demi après le fameux match en Bretagne où nombre de joueurs montpelliérains avaient parié sur un score en leur défaveur à la mi-temps. Primoz Prost, qui avait joué toute la deuxième période dans la cage héraultaise, ne sera pas là. Le gardien slovène, retourné dans son pays, a été licencié pour avoir l’un des seuls à avouer qu’il avait misé 3.000 euros. 

Interrogé par l’Equipe, Prost tente d’expliquer cet épisode douloureux a posteriori: «Je pariais pour la première fois de ma vie, la dernière aussi. On était déjà champions, je voyais bien aux entraînements que la motivation n’était plus la même. Nos attitudes n’étaient pas celles de guerriers. Ayant vu les cotes, j'ai décidé de parier. Ce n'est pas que je ne voulais pas que l'on gagne. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai parié sur le score à la mi-temps.»

Regrette-t-il d’avoir avoué, quand ceux qui n’ont rien lâché sont toujours sur les parquets ? Pas le moins du monde : «Si c’était à refaire, je le referais » jure Prost, qui a tenu à s’excuser auprès de ses coéquipiers dans un discours dans sa langue maternelle traduit par… Nikola Karabatic. «Je voulais partir en regardant les gens dans les yeux. Je suis en paix avec moi-même.» Ce qui n’est peut-être pas le cas de tout le monde…