« Travailler sur l'élite et le XIII de France »

Propos recueillis par Nicolas stival

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L'ancien pilier international du TO XIII succède à l'avocat toulousain Nicolas Larrat.
L'ancien pilier international du TO XIII succède à l'avocat toulousain Nicolas Larrat. — F. Scheiber/20 Minutes

Début décembre, le TO XIII élira un nouveau président pour remplacer Carlos Zalduendo, qui a pris la tête de la Fédération française de rugby à XIII. Le truculent dirigeant (60 ans) veut développer un sport qui revendique quelque 15 000 licenciés et 45 000 pratiquants.

Comment se porte

le rugby à XIII français ?
Il faut travailler sur l'élite et le XIII de France. En revanche, je suis très agréablement surpris par la formation. On a trois pôles France et trois centres de formation agréés (Toulouse, Perpignan, Avignon). Avec l'Education nationale, il y a une convention quadripartite au même titre que dans d'autres disciplines. Un professeur d'éducation physique pourra proposer du rugby à XIII. Dans le même temps, on observe une augmentation annuelle de 5,5 % chez les licenciés depuis 2009. Ce sont des licences compétition, pas loisirs comme ailleurs.
Comment redorer le blason de l'équipe de France,

peu performante ?
Il faut qu'il y ait un deuxième club français en 2015 dans la Super League (l'élite professionnelle britannique, où évoluent déjà les Dragons Catalans), afin que la sélection puisse puiser dans ce réservoir. Il y aura aussi des bénéfices pour les équipes de l'élite française, si de nombreux joueurs de qualité sont formés.
Et ce club sera Toulouse...
Le candidat, c'est le TO XIII. La réponse sera connue en 2014. J'aimerais pouvoir dire que cinq ou six clubs candidatent, mais ce n'est pas le cas. Il ne s'agit pas de favoritisme. Si on a cette deuxième équipe, il faudra que tout le monde travaille pour en avoir une troisième.
Où en est le projet de Super 13, une ligue fermée qui permettrait de couvrir

tout le territoire français ?
Avoir ce projet est une chose, le réaliser en est une autre. Je suis pragmatique. Il faut d'abord renflouer l'existant, arriver d'ici quatre ans à avoir une compétition Elite 1 avec 12 clubs de bon niveau. On a aussi réactivé la Ligue Elite (LER) qui inclura les clubs d'Elite 2. W