Leonardo: «On a besoin de temps mais le club avance»

Propos recueillis par Romain Scotto, à Kiev

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Leonardo lors de la présentation du joueur italien Marco Verratti, le 18 juillet 2012 à Paris.
Leonardo lors de la présentation du joueur italien Marco Verratti, le 18 juillet 2012 à Paris. — A.Antoine/SIPA

Très discret depuis la déclaration de crise de Carlo Ancelotti, Leonardo a profité de la qualification du PSG pour les huitièmes de finale de la LIgue des champions pour remettre les choses en ordre. Pour le directeur sportif parisien, il n'est pas forcément adéquat de parler d'une crise dans le jeu, puisque seule une, deux ou trois équipes peuvent aujourd'hui se vanter de produire un joli jeu collectif...

Cette qualification est un premier objectif cette saison. Est-ce un soulagement?

C’était important. On a gagné 12 points dans ce groupe. Peu d’équipes l’ont fait. C’était un match difficile après des résultats pas bons en championnat. La clé du match, c’était de souffrir pendant la première mi-temps. Beaucoup même. Et faire la différence au bon moment. Lavezzi a été extraordinaire.

L’objectif maintenant, ce sont les demi-finales?

Impossible de le dire. On doit continuer avec cette compétition jusqu’au mois de mars. Entre temps, on devra améliorer ce qui ne va pas en championnat. Pour nous, tout est à construire. Il ya beaucoup de choses qui ne marchent pas. On le sait, on n’a pas la prétention de tout savoir. Mais si parallèlement à ça, les résultats nous aident, ça nous permettra d’accélérer le processus.

La crise est-elle finie?

La crise, ça dépend comment tu la prends. Carlo parle de crise de jeu quand on ne gagne pas sur une période courte. Il est habitué aux crises. On continue à chercher la situation, améliorer ce qu’on peut. C’est comme ça, les grandes équipes. Elles perdent et c’est la crise. Heureusement que c’est comme ça.

Avez-vous noté un problème d’attitude comme Carlo Ancelotti?

La difficulté, c’est d’avoir une attitude sur une période longue. Des équipes peuvent avoir une attitude sur un match. Mais il faut l’avoir pendant dix mois. Là tu as la possibilité de gagner des choses. Il y a des moments où on est en construction. On a besoin de temps, mais le club avance. On cherche des résultats.

Zlatan facilite les choses quand il est là…

Zlatan est un joueur du club qui joue à son niveau. C’est un joueur qui joue pour le Ballon d’or. C’est comme Messi à Barcelone. Ronaldo à Madrid. Sans un joueur comme ça, c’est normal que ça aille moins bien. Zlatan fait du Zlatan. Et heureusement pour nous.

Finir premiers du groupe est un défi à votre portée?

On a une belle opportunité. On s’est créé une situation où on va jouer chez nous contre une équipe qu’on connait (Porto). C’est une petite finale de groupe. Et c’est faisable. Après, au tirage au sort, on ne sait jamais.

Etes-vous satisfait du jeu de l’équipe?

Je crois qu’il n’y a qu’une seule équipe qui a un jeu. Barcelone. Peut-être le Borussia. Et Shakhtar Donetsk. Sinon, il n’y a pas d’équipe qui ont un jeu qui plaise à tout le monde. Les autres sont en recherche. Nous, on n’a pas les structures des grandes équipes. C’est la vérité. On n’a pas le centre sportif d’une grande équipe, la communication d’une grande équipe. L’organisation. C’est pour ça qu’on n’est pas inquiets. On sait ce qu’on est. 

Beckham ne vous intéresse vraiment plu?

Non, l’idée, c’est d’avoir tous les joueurs en forme et à disposition. On a des contacts parce que je parle avec beaucoup de personnes. Mais il n’y a rien aujourd’hui. Seul Lucas Moura va arriver de façon sûre au mercato. Le reste, il n’y a rien du tout. Rien.