« Certains vendraient leur mère... »

propos recueillis par david phelippeau

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Ce vendredi, 18 h 45, le leader nantais accueille Châteauroux (9e). David De Freitas (33 ans), Canari de 2007 à 2010, fait son retour à la Beaujoire. Interview.

Dans quel état d'esprit venez-vous à la Beaujoire ?
Comme quand on est allés à Monaco (0-0), dans l'état d'esprit de ne pas perdre. Si on s'incline là-bas, c'est normal. Quand on est allés en Principauté, Monaco était premier, on ne s'est pas dit qu'on allait prendre une pilule…
Que pensez-vous du FCN ?
L'ensemble est cohérent. J'ai déjà joué contre Angers et Monaco, je pense que Nantes a plus de qualités. Cette formation me fait penser à celle de la remontée en 2007-2008, dont je faisais partie…
C'est-à-dire ?
Déjà c'est le même entraîneur… Der Zakarian donne une mentalité de gagneur. Son discours n'a sans doute pas beaucoup évolué. Je me souviens que dans le jeu, on était moyens mais on gagnait… Un peu comme le FCN cette saison. Le recrutement se ressemble aussi. Il n'y a pas de stars. Les Deaux et Eudeline me font penser aux Moullec et De Freitas… Sauf qu'ils ont plus de qualités que nous.
En avez-vous marre d'être étiqueté joueur de L2 ?
Mieux vaut faire quinze ans en L2 que trois en L1… Cela ne me pose aucun problème qu'on dise que je ne suis qu'un joueur de L2. Je ne jalouse personne. J'ai des regrets de ne m'être jamais imposé en L1 mais je suis heureux comme ça. Dans trois semaines, je vais fêter mes 500 matchs en pro.
Qu'est ce qui vous a manqué pour aller plus haut ?
D'être dans le bon club au bon moment. A Nantes, le contexte de ma saison en L1 n'était pas simple. Je n'ai pas la mentalité aussi. Il faut penser à soi. Il y en a certains qui vendraient leur mère pour jouer en L1… Pas moi. Après, quand je regarde des matchs de l'élite, je me dis que j'aurais très bien pu évoluer dans des équipes qui jouent entre la 15e et la 20e place. Je ne me sens pas moins fort que certains.