un seul être leur manque

romain scotto

— 

Zlatan Ibrahimovic a été exclu pour un coup de pied dangereux sur Stéphane Ruffier.
Zlatan Ibrahimovic a été exclu pour un coup de pied dangereux sur Stéphane Ruffier. — C. LECLOCQ / REUTERS

Il faut être un illuminé ou un provocateur, à l'image de René Girard, pour regretter l'absence de Zlatan Ibrahimovic lors des deux prochains matchs du PSG. Sur le ton de la boutade, l'entraîneur montpelliérain a avoué qu'il aurait bien aimé croiser dimanche soir « ce grand costaud aux cheveux longs », suspendu pour deux rencontres après son coup de kung-fu sur Ruffier le week-end dernier.
En attendant, il n'est pas question de savoir si le PSG sera moins fort sans le Suédois. Mais bien de comprendre comment cette équipe peut se débrouiller sans un joueur impliqué dans 64 % de ses buts en championnat. Cela s'est déjà produit à deux reprises depuis le mois d'août. A Ajaccio, tout d'abord, où Paris avait ramené un nul (0-0), puis contre Marseille en Coupe de la Ligue (2-0). A chaque fois, les cartons rouges avaient biaisé la rencontre, laissant en suspens les interrogations sur l'« Ibra-dépendance ». « Sans lui, le PSG redevient une bonne équipe du championnat avec d'autres atouts offensifs », avance l'ancien attaquant parisien, Patrick M'Boma.

Pastore libéré ?
Pour lui, l'absence du Suédois a d'abord une incidence sur l'adversaire, amené à défendre en un contre un, sans se focaliser sur les déplacements d'un seul joueur. « C'est moins compliqué pour les défenses adverses. En fait, il n'y a que Bayal Sall [de Saint-Etienne] qui a vraiment posé des problèmes à Zlatan. » En son absence, Ancelotti est quant à lui forcé de remanier son trio offensif. Voire son quatuor. Hoarau, Gameiro, Lavezzi ou Pastore ont donc une carte à jouer. Le meneur argentin avait d'ailleurs réalisé son meilleur match contre l'OM en l'absence de la star.
Tout sauf un hasard, puisque l'organisation parisienne tourne uniquement autour du Suédois quand il est là. Si bien que Paris est souvent accusé de ne pas produire de jeu. « Ibrahimovic est un joueur indispensable pour gagner les matchs, se défend Ancelotti. Nous avons aussi la possibilité d'utiliser comme avant-centre Gameiro ou Ménez, très dangereux dans la profondeur. » Une autre façon de jouer qui a déjà fait le bonheur du PSG par le passé. La mise au repos forcé d'Ibra pourrait ne pas avoir que des mauvais côtés.