XV de France: Papé se voit rivaliser avec l'Australie

RUGBY Le capitaine de l’équipe de France, qui accueille les Wallabies samedi à Saint-Denis, refuse d'envisager le même scénario qu'en 2010...

Julien Laloye

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F.Durand/SIPA

Le 28 novembre 2010, Pascal Papé n’était pas dans le XV tricolore étripé par l’Australie à l’issue d’une deuxième mi-temps cauchemardesque, la pire ou pas loin que le rugby français ait connu (16-13 à la 50e, 16-59 score final). Il n’était pas sur le banc non plus. En fait, le deuxième ligne du Stade Français doit beaucoup à cette raclée historique, sans laquelle il ne serait peut-être jamais revenu dans les petits papiers de Marc Lièvremont à temps pour disputer le Mondial 2011.

Désigné capitaine par Philippe Saint-André pour cette tournée d’automne, Papé ne veut pas croire que l’histoire puisse se répéter. Joueurs différents, entraîneurs différents, contexte différent… Encore que. Comme il y a deux ans, comme depuis toujours en fait, les Bleus vont affronter une équipe qui sort de cinq mois de vie en commun avec pour seul vécu un stage de préparation… de huit jours. «C’est la différence entre nous et l’hémisphère Sud. Nous, on a une semaine pendant qu’eux fonctionnent comme un club. On le sait, c’est l’éternel problème du rugby français, mais c’est un serpent de mer. Un jour peut-être…»

«Ne cherchons pas d’excuse»

Un jour peut-être, l’équipe de France aura les moyens de ses ambitions. En attendant, elle doit faire comme si. Davantage encore cette année, où elle doit gagner les trois rencontres de sa tournée (Australie, Argentine, Samoa) pour espérer faire partie des têtes de série au Mondial 2015. Le genre de statut qui permet, au hasard, d’éviter de croiser la Nouvelle-Zélande dès la phase de poule…

«Il ne faut pas chercher d’excuse avant le match, avance Papé. Je suis persuadé qu’on saura rivaliser et faire une grande performance.» Il le faudra, pour inquiéter des Wallabies qui sont parvenus à arrêter les Blacks après seize victoires de rang et qui ont annoncé faire de ce déplacement à Saint-Denis la priorité» de leur automne. «Tant mieux, ça veut dire que c’est une équipe qui nous respecte», poursuit Papé. Pour le coup, un peu de suffisance nous aurait presque arrangés.