Ligue1: Que vaut le PSG sans Zlatan Ibrahimovic?

FOOTBALL Suspendu deux matchs après son carton rouge contre Saint-Etienne, le Suédois laisse son équipe orpheline...

R.S.

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Guillaume Hoarau remplace Zlatan Ibrahimovic, le 28 juillet 2012
Guillaume Hoarau remplace Zlatan Ibrahimovic, le 28 juillet 2012 — Nick Wass/AP/SIPA

Il faut être un illuminé ou un provocateur, à l’image de René Girard, pour regretter l’absence de Zlatan Ibrahimovic lors des deux prochains matchs du PSG. Sur le ton de la boutade, l’entraîneur montpelliérain a avoué qu’il aurait bien aimé croiser dimanche soir «ce grand costaud aux cheveux longs», suspendu pour deux rencontres après son coup de kung-fu sur Ruffier le week-end dernier. Il ne reviendra pas sur les pelouses de L1 avant le 24 novembre pour la réception de Troyes. En attendant, il n’est pas question de savoir si le PSG sera moins fort sans le Suédois. Mais bien de comprendre comment cette équipe peut se débrouiller sans un joueur impliqué dans 64% de ses buts en championnat.

Cela s’est déjà produit à deux reprises depuis le mois d’août. A Ajaccio, tout d’abord où Paris avait ramené un nul (0-0). Puis contre Marseille en Coupe de la Ligue (2-0). A chaque fois, les cartons rouges avaient biaisé la rencontre, laissant en suspend les interrogations sur l’«Ibra-dépendance» de cette équipe. «Sans lui, le PSG redevient une bonne équipe du championnat avec d’autres atouts offensifs», avance l’ancien attaquant parisien, Patrick M’Boma.

La chance de Hoarau, Gameiro, Lavezzi ou Pastore

Pour lui, l’absence du Suédois a d’abord une incidence sur l’adversaire, contraint de défendre en un contre un, sans se focaliser sur les déplacements d’un seul joueur. «C’est moins compliqué pour les défenses adverses. En fait, il n’y a que Bayal Sall (de Saint-Etienne) qui a vraiment posé des problèmes à Zlatan.» En son absence, Ancelotti est quant à lui forcé de remanier son trio offensif. Voir son quatuor. Hoarau, Gameiro, Lavezzi, ou Pastore ont donc une carte à jouer. Le meneur argentin avait d’ailleurs réalisé son meilleur match contre l’OM en l’absence de la star.

Tout sauf un hasard, puisque l’organisation parisienne tourne uniquement autour de son catalyseur quand il est là. Si bien que Paris est souvent accusé de ne pas produire de jeu. «Ibrahimovic est un joueur indispensable pour gagner les matchs, se défend Ancelotti. Nous avons aussi la possibilité d’utiliser comme avant centre Gameiro ou Menez qui sont très dangereux dans la profondeur.» Une autre façon de jouer qui a déjà fait le bonheur du PSG par le passé. La mise au repos forcé d’Ibra pourrait ne pas avoir que des mauvais côtés.