Equipe de France: Samir Nasri et Hatem Ben Arfa attendront encore

FOOTBALL Didier Deschamps n'a une nouvelle fois pas fait appel aux deux stars du championnat d'Angleterre...

B.V.

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Samir Nasri après son but contre l'Angleterre à l'Euro, à Donetsk (Ukraine), le 11 juin 2012. 
Samir Nasri après son but contre l'Angleterre à l'Euro, à Donetsk (Ukraine), le 11 juin 2012.  — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Non, la porte n’est pas toujours officiellement fermée. Sélections après sélections, matchs après matchs, le discours de Didier Deschamps reste le même: «Ils font partie des joueurs susceptibles d’être appelés.» Mais à chaque fois, ils ne le sont pas. Ils, ce sont Samir Nasri et Hatem Ben Arfa, les grands oubliés des Bleus depuis l’Euro. Le premier avait été suspendu trois matchs après l’Ukraine pour son comportement, le second seulement rappelé à l’ordre, mais tous les deux n’ont pas encore fait partie d’une seule liste du nouveau sélectionneur des Bleus.

Deschamps leur préfère Payet

Et s’ils ne sont pas donc bannis, les deux Anglais peuvent commencer à sérieusement se poser des questions. Car en l’absence de Benzema ou de Diaby, leur sélection n’aurait choqué personne en termes de talent pur. Mais «il faut faire des choix». En l’occurrence, celui de Dimitri Payet. «Capable de faire des gestes décisifs et intéressant techniquement» comme le définit Deschamps, l’ailier réunionnais du Losc semble surtout être dans cette liste pour éviter que d’autres y soient. Pas vraiment époustouflant avec Lille, Payet sert bien malgré lui à envoyer un message aux trublions de Donetsk. Celui qu’ils ne sont pas encore les bienvenus chez les Bleus.

Et après tout, pourquoi les rappeler? Depuis le match nul arraché en Espagne, l’équipe de France respire enfin la sérénité. La responsabilisation des joueurs prônée par Didier Deschamps fonctionne, et ce dernier n’a surtout pas envie de déstabiliser une équipe en y incorporant des éléments «à risques» et pas forcément toujours appréciés de leurs coéquipiers. «La notion de groupe est très importante, soulève ainsi l’ancien entraîneur de l’OM. Les joueurs qui étaient présents en Espagne ont vécu quelque chose de fort. Il faut s’appuyer dessus et être capable de le répéter.» Mais à part ça, la porte n’est pas fermée…