XV de France: Les arrières tricolores vus par Wesley Fofana

RUGBY L'œil du centre clermontois sur ses coéquipiers de la ligne arrière française alignée contre l'Australie...

Propos recueillis par Julien Laloye

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Wesley Fofana, le 4 mars 2012 à Paris.
Wesley Fofana, le 4 mars 2012 à Paris. — A.Cowie/SIPA

Philippe Saint-André a finalement décidé de l’aligner à l’aile pour ne pas se passer de son «profil atypique, capable d’intervenir partout sur la ligne». Le Clermontois Wesley Fofana, titulaire face à l’Australie samedi pour le premier test-match automnal du XV de France, présente à 20 Minutes la ligne de trois quarts des Bleus qui défiera les Wallabies.

Vincent Clerc, le boute-en-train

«Avant de le connaître, pour moi, Vincent c’était d’abord le joueur que j’ai découvert contre la Nouvelle-Zélande, un des premiers matchs de rugby que j’ai regardé. Je me souviens d’une action où il essaie de dégager et se prend un énorme tampon de la part de Lomu. Lomu, quoi! Ça a dû lui faire drôle! Bon je ne lui ai pas rappelé quand je l’ai vu la première fois. Surtout que Vincent, c’est vraiment le blagueur en chef de la bande des Toulousains. Avec Florian [Fritz], ils savent trouver les trucs pour faire craquer les mecs dans la vie de groupe. L’an passé, ils m’ont bizuté mais si quelqu’un apprend ce que j’ai fait et que c’est moi le responsable… Je ne peux pas le raconter!»

Frédéric Michalak, le patron

«Fred… Sincèrement, on parle presque d’une légende du rugby français pour moi. Il a commencé quand j’étais môme et Il est encore là aujourd’hui. C’est beau de pouvoir jouer avec un mec comme ça. En plus, c’est quelqu’un de très simple, toujours prêt à t’aider et à partager quand tu lui demandes quelque chose, quand tu as besoin d’un conseil. Après sur le terrain, on le connaît: il est capable de déposer n’importe qui sur un crochet. Il a une vista exceptionnelle. Bon, le jeu au pied c’est moins ça mais ce n’est pas trop mon truc non plus alors je ne veux pas le juger (rires).»

Maxime Mermoz et Brice Dulin, les faux discrets

«Maxime, c’est tout le contraire des Toulousains. Dans la vie, il est calme, posé, plutôt discret dans le groupe. Sur le pré, au contraire, c’est un joueur que je trouve très mûr et impliqué dans sa façon de jouer. Il arrive à faire la part des choses entre le moment où c’est mieux de faire jouer les joueurs autour de lui et celui où il faut prendre les espaces, c’est une qualité intéressante. Brice, c’est un peu pareil, il cache vraiment bien son jeu. Quand tu le vois comme ça, il ne paie pas de mine avec son petit gabarit [1m78, 81 kg], mais c’est lui qui va chercher toutes les chandelles. Il n’y a pas meilleur que lui pour ça.»

Maxime Machenaud et Florian Fritz, les bêtes physiques

«Avec Maxime, on est proches depuis longtemps. Déjà, hors du terrain, c’est une crème. Sur le plan du rugby, il a les qualités typiques d’un grand neuf, comme une bonne qualité de passe des deux côtés et une super vision du jeu. Mais ce qui le différencie des autres demis de mêlée, c’est surtout qu’il a des qualités physiques hors-norme pour le poste. Il dégage une grosse puissance, un peu comme Florian [Fritz]. Lui, c’est un monstre physique, pour plaquer en défense comme pour franchir en attaque. Bon, il n’a pas tout à faire ma pointe de vitesse mais il ne faut pas lui répéter!»