«A Bordeaux, je repars de zéro»

©2006 20 minutes

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Stéphane Dalmat

Milieu des Girondins (5es de L1).

Depuis votre signature mi-août, vous paraissez très affûté aux entraînements. A tel point que Ricardo envisage de vous retenir samedi, à Lille...

Je ne suis pas encore prêt physiquement. Mais pourquoi ne pas rentrer dans le dernier quart d'heure pour retrouver le rythme ? A vrai dire, je pense davantage au match contre Nice [le 9 septembre], où j'espère être à 100 % de mes moyens. Aujourd'hui, ma seule priorité est de retrouver une bonne condition pour jouer en L1.

Bordeaux, est-ce un nouveau départ pour vous ?

Je repars de zéro, une nouvelle carrière démarre. J'ai signé un an à Bordeaux, c'est un pari. C'est un club sain, il n'y a pas de problèmes comme à Paris ou à Marseille. Je vais pouvoir travailler sereinement.

On vous décrit comme instable [huit clubs en neuf ans]. Cela vous gêne-t-il ?

On juge quelqu'un au quotidien. C'est une réputation qu'on m'a faite, je n'ai jamais eu d'histoires avec les joueurs que j'ai côtoyés. Ça date de l'époque où j'évoluais à Paris [2000]. Avec d'autres jeunes [Luccin, Anelka], on a été achetés très cher sans beaucoup briller. Du coup, on m'a collé cette image.

Les Girondins vont connaître aujourd'hui leurs adversaires pour la Ligue des champions. Quel est votre souhait ?

L'Inter Milan, car j'y ai joué trois ans. Je garde des contacts avec des joueurs comme Cordoba, Zanetti, Recoba. ça me ferait plaisir de les revoir. L'Italie reste le meilleur souvenir de ma carrière.

Recueilli par Stéphane Deschamps