Ligue 1: A quoi ressemble la recrue flop de l'été?

FOOTBALL Portrait-robot du joueur qu'il ne fallait pas recruter...

B.V.

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L'attaquant ivoirien Salomon Kalou, arrivé de Chelsea, est l'un des six nouveaux joueurs recrutés par le Losc cet été.
L'attaquant ivoirien Salomon Kalou, arrivé de Chelsea, est l'un des six nouveaux joueurs recrutés par le Losc cet été. — m.libert / 20 minutes

Ils pourraient être les heureux élus du ballon de plomb 2012-2013. Recrutés cet été, plusieurs «stars» de la Ligue 1 déçoivent autant leurs nouveaux acquéreurs que leurs supporters. Grâce à eux, 20 Minutes a pu réaliser le portrait-robot du joueur qu’il ne fallait surtout pas s’offrir.

L’inutilité de Salomon Kalou

Il y a six mois, Salomon Kalou remportait la Ligue des champions avec Chelsea. Mardi dernier, il s’en est quasiment fait éliminer avec Lille sur une troisième défaite en trois matchs. Et dire qu’il traversé ce début de saison dans le Nord comme un fantôme est un doux euphémisme. A mi-chemin entre l’éternel espoir et le joueur le plus surcoté de sa génération, l’Ivoirien est souvent invisible au cœur du jeu du Losc, dans un championnat pourtant plus abordable que la Premier League. Et il n'a marqué qu'une fois. En même temps, s’il a toujours donné l’impression d’avoir un potentiel énorme, que reste-t-il vraiment de ses années à Chelsea?

Le je-m’en-foutisme d’Ezequiel  Lavezzi

En chiffres, Ezequiel Lavezzi, ça donne ça: 30 millions d’euros, 133 minutes jouées depuis août, un carton rouge, zéro but, zéro passe décisive. A sa décharge, l’Argentin du PSG n’a pas franchement été aidé par son physique. Suspendu après son expulsion à Ajaccio lors de la 2e journée, Lavezzi a enchaîné les pépins physiques, le dernier en date étant une blessure aux adducteurs qui le prive de jeu depuis plus d’un mois. En même temps, il se murmure qu’il aurait découvert les joies de la vie nocturne parisienne. Lui-même ne s’en cache pas vraiment. «Si j’ai la possibilité de faire la fête, il n’y a pas de souci, je la ferai, expliquait-il récemment dans une interview au magazine Surface. Je fais toujours ce que j’ai envie de faire et j’aime bien m’amuser.» A tel point qu’il tweete lui-même des photos de ses soirées. Forcément, ça n’aide pas.

Le melon d’Adrian Mutu

«Je marquerai plus de buts qu’Ibrahimovic d’ici la fin du championnat». Une phrase signée Adrian Mutu, fin août. Deux mois plus tard, le Roumain d’Ajaccio compte neuf buts de retard sur le Suédois, avec un total de… zéro. Ce qui est moins que le gardien de Toulouse, Ali Ahamada. Et en plus, Mutu se permet de faire le caractériel. Pas content d’être sorti par son coach Alex Dupont lors du derby face à Bastia, l’avant-centre de l’ACA est parti directement au vestiaire sans serrer la main de son entraîneur. Bref, pour planter, y a personne mais par contre, pour raconter sa vie sur Twitter, là, il y a du monde.