Marseille (re)prend une leçon de réalisme

thibault vielle

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Jordan Ayew et Tony Jantschke.
Jordan Ayew et Tony Jantschke. — F. AUGSTEIN / AP / SIPA

La seule bonne nouvelle après cette défaite (0-2), c'est que comme l'a dit Élie Baup, l'Olympique de Marseille a vraiment envie de bien figurer sur tous les tableaux cette saison et ce, malgré son groupe restreint. La composition du groupe olympien parti défier jeudi Mönchengladbach en atteste. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours. La poisse du dernier match à Troyes n'a pas l'air de quitter les Olympiens. Le contexte est pourtant idéal. Un stade bouillonnant de plus de 46 000 spectateurs, une équipe 2e moins bonne défense de Bundesliga, et un parcours jusque-là très honorable en Ligue Europa. Et pourtant…

Des Marseillais trop nerveux
Marseille domine, reste fidèle à sa philosophie de jeu. Les Phocéens ressortent bien le ballon, continuent de jouer haut et construisent leurs occasions en privant les Allemands du ballon. Mais voilà, depuis la blessure d'André-Pierre Gignac, l'OM ne concrétise pas et au haut niveau, ça se paie cash. Pire, cela crée même un climat de tension inutile pour les joueurs. Mendes, d'abord, concède une faute inutile, mettant en danger Mandanda. Puis, les nerfs de Kaboré lâchent, le Burkinabé se protège d'un ballon lui arrivant dessus avec ses deux mains. Sanction immédiate, penalty pour le Borussia qui n'en demande pas tant et le convertit (32e). Le Kop impressionnant du Borussia park sert bien de douzième homme et le jeune entrant Mlapa corse l'addition (67e). L'OM devra relever la tête dès dimanche contre Lyon.

le problème Rémy

Pressenti pour être la seule alternative à André-Pierre Gignac, blessé, Loïc Rémy n'a franchement pas convaincu, jeudi. L'attaquant s'est encore montré maladroit et à cours de forme. Inquiétant avant le choc face à l'OL dimanche.