Battus à Paris, comme d'habitude

— 

Un refrain connu. Voilà ce qu’ont dû se dire les Lillois, qui se sont inclinés à Paris (1-0) samedi pour la 3e journée de L1, là même où ils n’ont plus gagné depuis 1996. « Pour nous, c’est la routine », sourit Mathieu Bodmer. Sauf que le milieu de terrain des Dogues ne peut pas se résigner à cette triste réalité
: Lille a bien perdu son premier match officiel de la saison au Parc des Princes, ainsi que son anecdotique place de leader. «On repart avec l’impression d’un travail inachevé.On n’a pas tout fait pour ramener un point », peste l’ancien caennais.
Pour ne pas changer les mauvaises habitudes, c’est Pauleta qui a une nouvelle fois endossé l’habit du bourreau.«C’est toujours lui qui fait la différence », soupire Claude Puel. Car passé un premier quart d’heure globalement maîtrisé, les Dogues ont laissé les Parisiens revenir dans lematch, et avec eux, leur
diable d’avant-centre. « Il est doublement décisif, sur le coup franc qu’il marque, et sur l’expulsion qu’il provoque », analyse Claude Puel, qui devra se passer de Rafael contre Bordeaux samedi, le Brésilien ayant fait une faute sur Pauleta alors qu’il était en position
de dernier défenseur. Les Lillois vont vite devoir se remobiliser. Dès mercredi, ils devront assurer leur qualification pour la phase finale de la Ligue des champions, à Skopje (Macédoine). Et samedi, à domicile, ils devront reprendre contact avec les leaders lors du match contre Bordeaux. Heureusement, Pauleta n’y joue plus.

Antoine Maes