Ligue des champions: La mission impossible du Losc contre le Bayern

FOOTBALL Le club nordiste reçoit mardi le Bayern Munich (20h45) dans un match qui paraît déséquilibré...

François Launay à Lille

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Mickaël Landreau pendant Lille-Bate Borisov, le 19 septembre 2012 au Grand Stade du Losc. 
Mickaël Landreau pendant Lille-Bate Borisov, le 19 septembre 2012 au Grand Stade du Losc.  — Michel Spingler/AP/SIPA

La montagne semble infranchissable. 11e de Ligue 1, dernier de son groupe en Ligue des champions avec zéro point en deux matchs, on ne voit pas bien comment le Losc peut aujourd’hui inquiéter le Bayern Munich. Véritable rouleau compresseur, le club bavarois, fort de ses huit victoires en huit matchs, survole déjà la Bundesliga grâce au meilleur début de saison de son histoire. Le talent, la technique, l’efficacité, dans tous les secteurs, le Losc semble à des lumières de son adversaire du soir.

«Peu de gens misent sur nous. On n’a pas grand chose à perdre. On sait qu’il nous faudra être au-dessus de notre potentiel général. Il faut qu’on soit au moins à 120%. Mais sur un match, tout est possible. On est dans la configuration d’un match de coupe. Il nous faudra être solidaire, généreux et surtout croire en nos chances. C’est seulement à cette condition-là qu’on pourra faire un résultat positif», espère Rudi Garcia, l’entraîneur lillois.

Les faire douter

Un match référence que Lille n’a pas encore sorti cette saison. Pire, en Ligue des champions, le club nordiste reste sur six matchs d’affilée sans victoire à domicile. Et face à une équipe munichoise qui a marqué 29 buts et n’en a encaissé que quatre en dix matchs officiels, le problème devient quasiment insoluble pour un Losc obligé de gagner pour ne pas voir ses ultimes espoirs de qualification s’envoler. «Nos chances sont infimes. C’est non seulement le favori du groupe mais aussi un grand d’Europe», concède Garcia. «Si on fait l’exploit, ce sera exceptionnel parce c’est l’une des cinq meilleures du monde», renchérit Mickaël Landreau, le gardien lillois. Alors, plutôt que d’aller allumer des cierges, Lille peut aussi s’inspirer du seul contre exemple.

En s’imposant il y a trois semaines contre l’ogre munichois (2-1), le Bate Borisov a montré que le Bayern, deuxième du groupe derrière les Biélorusses, n’était pas invincible. «On doit les faire douter. Peut être que cette défaite fera en sorte qu’ils se montrent plus impatients que d’habitude. Il y aura aussi un élément important : le niveau du jeu du Losc. Parce qu’on connaît celui du Bayern: il est très élevé», admire Garcia. Et qui sait, sur un malentendu, ça peut peut-être marcher.