Machenaud raconte sa Coupe d’Europe

RUGBY Le demi de mêlée international dispute la première H Cup de sa carrière avec le Racing-Métro...

Propos recueillis par Julien Laloye

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Maxime Machenaud s'apprête à dégager son camp face au Munster, le samedi 13 octobre 2012 à Paris..
Maxime Machenaud s'apprête à dégager son camp face au Munster, le samedi 13 octobre 2012 à Paris.. — P.Danoun/SIPA

Souvent accusée de proposer une version décaféinée du Tournoi des VI Nations et parfois boudée par des supporters qui lui préfèrent les combats de clocher du Top 14, la Coupe d’Europe continue d’avoir la cote chez les joueurs. La preuve avec Maxime Machenaud, le nouveau demi de mêlée du Racing-Métro qui découvre la compétition cette saison. Appelé par Saint-André pour disputer les tests de novembre avec l’équipe de France, l’ancien agenais évoque pour 20 Minutes ce que la H Cup signifie pour lui avant la rencontre Saracens-Racing samedi.

Ses premiers souvenirs: «J’étais devant la télé pour la victoire de Brive en 1997, je découvrais cette compétition fantastique. Je me rappelle aussi la boulette de Clément (Poitrenaud) en finale contre les Wasps, en 2004 je crois… Les phases finales de la H Cup ça marque les esprits, presque autant qu’un tournoi des VI Nations. L’an passé je suis allé à Bordeaux en tant que spectateur pour voir Clermont-Leinster (demi-finale, ndlr). L’ambiance était extraordinaire, ça m’a vraiment donné envie de la jouer. On parle quand même de la plus belle compétition de club au monde.

Son premier match: «Déjà jouer contre le Munster au Stade France (victoire 21-17 samedi dernier, ndlr) c’était quelque chose. Puis en face il y avait des mecs comme O’Connel, O’Gara, l’ouvreur mythique de l’Irlande, que je voyais à la télé quand j’étais gosse. J’aurais bien échangé mon maillot avec lui mais comme c’était mon premier match je l’ai gardé (rires). Après sur le plan du jeu, vu les conditions c’était dur de voir si ça changeait quelque chose au niveau du rythme. Mais en H Cup les erreurs se paient cash. Je rate mon premier plaquage et il y a essai derrière».

Sa première qualification? «Sortir de cette poule est un bel objectif, mais ce serait un petit exploit. Pour l’instant on a juste gagné le droit d’espérer. Là on prend les Saracens, qui viennent de mettre 45 points à l’extérieur, ce n’est pas rien en Coupe d’Europe. C’est une équipe qui joue un peu à la Sud-africaine, avec une grosse défense, des joueurs surpuissants et un très bon jeu au pied. Notre chance c’est que le match se déroule à Bruxelles. Ca change un peu la donne de jouer sur terrain neutre. Il y a un coup à faire, à nous d’être sérieux.»