PSG: Ibrahimovic, un partenaire d'entraînement qui en impose

FOOTBALL S'entraîner au côté du Suédois n'est pas toujours facile pour ses partenaires...

R.S.

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Zlatan Ibrahimovic (au centre), lors d'un entraînement au Camp des Loges, le 3 août 2012.
Zlatan Ibrahimovic (au centre), lors d'un entraînement au Camp des Loges, le 3 août 2012. — Sipa

Que les joueurs du Stade de Reims se rassurent avant de se rendre au Parc des Princes, samedi soir. Au mieux, ils ne croiseront Zlatan Ibrahimovic que deux fois cette saison. Peut-être trois ou quatre si le sort leur réserve quelques heures sup’ en Coupe de France. Défendre sur l’attaquant parisien, tenter de freiner ses courses et subir ses coups de sang est donc un casse-tête passager pour tout joueur de L1. Sauf ceux du PSG qui se le coltinent au quotidien. Dès les premiers entraînements de la saison, la nouvelle star parisienne a montré qui était le patron. Nenê, Ménez ou Matuidi avaient expérimenté les premiers tampons. Deux mois et demi plus tard, tout le groupe d’Ancelotti a eu le temps de se frotter à Ibra.

Quand on se trouve en face de lui sur un petit exercice, «eh bien, on y va, hein, soulignait dans L’Equipe Mamadou Sakho qui se charge forcément de son marquage de temps en temps.  Il est puissant, technique, vif, grand, il a tout. Alors c’est sûr qu’un défenseur progresse à son contact. Par rapport aux placements, aux appuis, ça fait progresser.» L’essentiel est de démythifier le personnage comme l’a fait le jeune Rabiot, qui assure «ne pas se retenir dans un jeu, si Zlatan est contre lui.»

«Si on a du caractère, on lui répond»

De temps en temps, il faut aussi faire face aux soufflantes de l’attaquant. Et dans ces cas-là, il n’est pas interdit de lui répondre, enchaîne Kévin Gameiro. «Si on a du caractère, oui», sourit l’attaquant, sans citer de nom. Pour l’ancien Lorientais, l’omniprésence de Zlatan n’est pas de nature à inhiber tout le groupe. Bien au contraire. Qu’il dicte sa loi et attire les regards «ne (le) gêne pas. Il est comme ça, il faut faire avec. C’est clair qu’il est imposant mais ça reste du foot.»

Pour l’instant, les joueurs parisiens préfèrent mettre en avant la plus value d’une telle présence à l’entraînement. Gameiro assure qu’il apprend à chaque minute passée au camp des Loges. On ne le verra pas marquer demain en reprise kung-fu, mas en terme d’expérience du plus haut niveau, il a trouvé en Zlatan un interlocuteur unique. Idem pour Christophe Jallet, marqué par «l’aisance technique exceptionnelle» du Suédois et sa détermination sur le moindre exercice. Ou quand un tennis-ballon se transforme en finale de la Ligue des champions.