Equipe de France: Ce que Didier Deschamps a changé chez les Bleus

FOOTBALL L'influence de l'ancien coach de l'OM se fait déjà sentir...

Antoine Maes

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Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 15 octobre 2012, à Madrid.
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 15 octobre 2012, à Madrid. — REUTERS/Juan Medina

Depuis le temps qu’on l’annonçait à ce poste, on avait presque oublié pourquoi il semblait avoir vu le jour pour être sélectionneur. A Madrid, Didier Deschamps a frappé son premier gros coup à la tête des Bleus avec un match nul (1-1) sur la pelouse de la meilleure sélection du monde. Mais au lendemain de son anniversaire, l’ancien capitaine des Bleus (103 sélections) a apporté bien plus qu’un point hautement symbolique depuis qu’il a pris la relève de Laurent Blanc.

Dans les têtes, c’est moins libre – Dès son intronisation, en juillet dernier, «la Dèche» avait annoncé la couleur. «Au-delà de la qualité et du talent, il y a deux aspects importants: celui de la notion de groupe et de l’état d’esprit». Ce n’était pas qu’une déclaration d’intention, après un Euro empoisonné par le comportement de certains. D’ailleurs, Deschamps n’a toujours pas rappelé Samir Nasri, suspendu après ses insultes à la presse en Ukraine mais de nouveau sélectionnable. Il n’est pas le seul visé: pour «DD», c’est un état d’esprit général qu’il convient de rénover, et notamment avec ceux qui jouent en France.  En Ligue 1, «les joueurs font moins attention, ils confondent la liberté qu’on leur donne dans leur équipe avec de la négligence», expliquait Didier Deschamps mardi matin dans El Pais.  

Sur le terrain, le retour du réalisme – C’est le domaine où la différence est la plus flagrante avec Laurent Blanc. Quand «Le président» faisait de la possession du ballon son mantra, sans forcément en avoir les moyens humains, Deschamps, fidèle à lui-même, opte pour une ligne beaucoup plus pragmatique. «Les équipes mettent des buts dans les zones de vérité, c’est-à-dire les deux surfaces. Le cœur du jeu permet l’équilibre de l’équipe. Il est capital, mais ce n’est pas là qu’on marque. Je n’ai pas inventé le football», expliquait-il avant la défaite contre le Japon (0-1). Quand Laurent Blanc renonçait à ses principes en quart de finale de l’Euro en titularisant Debuchy  au milieu de terrain, Deschamps choisi de titulariser Jérémy Ménez. A Calderon Et c’est Mathieu Valbuena qui est entré pour remplacer Maxime Gonalons, un milieu défensif.  Pragmatique mais pas frileux, donc.  

Avec l’extérieur, c’est plus détendu – Badin, taquin, et même parfois charmeur, Didier Deschamps sait l’être. Quand Blanc s’obstinait souvent dans une langue de bois souvent anesthésiante, l’ancien porteur d’eau de la Juventus de Turin préfère jouer la complicité. Quelques clins d’œil aux journalistes en conférence de presse qui s’entêtent à déjouer ses séances à huis-clos. Et pas de faux suspens: avant le Japon, il annonce que Lloris jouera. Et avant l’Espagne, tout le monde avait bien compris que Gonalons serait titulaire.

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