Espagne-France: Deschamps veut s'attaquer à l'équation impossible

FOOTBALL Le sélectionneur français ne veut pas se contenter de défendre, mais sait pourtant que ses Bleus n'auront pas beaucoup le ballon...

Antoine Maes

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Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, observe son groupe à l'entraînement, le 15 octobre 2012, au stade Vicente-Calderon de Madrid.
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, observe son groupe à l'entraînement, le 15 octobre 2012, au stade Vicente-Calderon de Madrid. — F.FIFE/AFP

De notre envoyé spécial à Madrid (Espagne)

Didier Deschamps est un éternel optimiste. Quand on lui demande s’il signerait pour un match nul, le sélectionneur français répond que non: «Je ne vais pas signer sans savoir ce qu’il peut se passer.» On le sait pourtant déjà, si la logique est respectée. Contre la meilleure sélection du monde, les Français vont passer le match à courir après le ballon, tenter de fermer l’accès aux buts de Lloris à double tour et tâcher d’exploiter quelques situations de contre. C’est un peu court, mais les coéquipiers de Karim Benzema ne s’attendent pas à autre chose pour le premier sommet de cette poule éliminatoire.

«Je ne fais pas de cauchemars. Je préfère rêver»

Et décréter un plan à l’avance est aussi hasardeux qu’investir dans l’immobilier en ce moment en Espagne. «Je suis convaincu que venir ici et ne penser qu’à défendre n’est pas la solution. A un moment ça fait but. Mais lutter pour la possession, ça ne sert pas à grand-chose non plus. Ils savent le garder et bien l’utiliser», souffle Deschamps. Souffrir souvent, montrer le bout de son nez de temps en temps, les Bleus n’espèrent pas grand-chose de plus.

La dernière fois que les deux équipes s’étaient rencontrées, en juin dernier en quart de finale de l’Euro (0-2), Laurent Blanc avait bien tenté un coup: titulariser Mathieu Debuchy milieu droit pour bloquer le flanc gauche espagnol. On n’en prend pas le chemin pour mardi, même si Deschamps ne jette pas tout à la poubelle, d’autant qu’il a regardé avec attention le match de Donetsk. «Il y a toujours des choses positives. La France a été obligée de défendre très bas. Elle l’a bien fait par moment, mais il y a eu plus de soucis pour enclencher la deuxième phase: inquiéter l’Espagne», raconte Deschamps.

Malheureusement pour les Français, il n’y a bien qu’en football que les Espagnols ne sont pas inquiétés ces temps-ci. Les médias locaux l’ont d’ailleurs bien compris, convoquant les fantômes de Zidane et de France 98 pour se forcer à rester sur ses gardes. L’un d’eux à même demander à Deschamps quel ibérique choisirait-il s’il pouvait en «nationaliser» un. «La Dèche» n’a pu que regretter de «ne pas avoir ce pouvoir». De toute façon, l’équation de Calderon ne l’empêche pas de dormir. «Je ne fais pas de cauchemars. Je préfère rêver.»

Selon vous, quelle tactique devraient adopter les Bleus de Didier Deschamps? Dites-le nous dans les commentaires ou écrivez-nous à reporter-mobile@20minutes.fr