Affaire des paris truqués: Comment le PSG handball gère la crise

HANDBALL Deux joueurs du club, Bojinovic et Honrubia sont concernés...

Romain Scotto
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Le joueur du PSG Handball, Samuel Honrubia, lors d'un match contre Montpellier, le 30 septembre 2012 à Paris.
Le joueur du PSG Handball, Samuel Honrubia, lors d'un match contre Montpellier, le 30 septembre 2012 à Paris. — AFP

«Agile Comme le vent», Samuel Honrubia, champion olympique, champion du monde. Côté com’, le PSG Handball n’a rien touché de la fiche de présentation de son Expert, mis en examen dans l’affaire des paris truqués du match Cesson–Montpellier. Pour lui comme pour Mladen Bojinovic, son coéquipier également impliqué,  le vent est pourtant en train de tourner, obligeant le club parisien à verrouiller depuis deux jours sa communication.

Alors que les joueurs disputent un match de championnat à Saint-Raphaël, jeudi soir, personne n’a été autorisé à s’exprimer sur le sujet.  Pas même Bruno Martini, le manager général du club. Consigne présidentielle. «On ne parle pas du contexte et on n’est pas dans la même urgence que Montpellier, clame l’ancien gardien de l’équipe de France, avant son départ pour la Côte d’Azur. Je peux juste vous parler du match contre Saint-Raphaël et vous assurer que le groupe va très bien.»

Les aveux d’un kiné-parieur

Pour lui, les deux joueurs concernés par l'affaire pourraient même jouer. Mis en examen, Honrubia a été libéré contre une caution de 9.000 euros et n’a pas le droit de prendre contact avec les autres suspects, à l’exception de son coéquipier Mladen Bojinovic, libéré contre une caution de 11.000 euros. Techniquement, rien ne leur interdit de jouer ensemble jeudi soir. Mais il n’est pas dit que les deux joueurs soient moralement en état d’être alignés.

Mercredi, le témoignage d’un parieur réunionnais n’a rien arrangé à la situation de Samuel Honrubia. Agé d’une vingtaine d’années, ce kinésithérapeute aurait avoué avoir misé 7.000 euros, avancés en partie par le joueur sur la victoire de Cesson à la mi-temps du fameux match. Il aurait récupéré 600 euros sur 20.000 euros de gains car il n’aurait misé qu’une petite somme. Entendu par un enquêteur de la DCCJ venu spécialement de Paris, son témoignage agrémente la thèse d'un pacte de corruption assez étendu. Chose que conteste fermement le joueur par l’intermédiaire de son avocat.