Michalak et Toulouse, retrouvailles arrosées

romain amalric

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«C'est bizarre », avait annoncé la semaine dernière Frédéric Michalak à l'idée de jouer contre le Stade Toulousain. Confirmation samedi soir après le match remporté par les joueurs du Stade (32-9) : « Ça m'a fait vraiment drôle de jouer contre eux ! » Pour l'occasion, le ciel de la ville rose s'était coiffé d'un temps gris et pluvieux. Une stratégie peut-être pour contrarier le minot d'Ancely qui a livré une copie contrastée. Efficace face aux perches (9 pts), il a commis plusieurs erreurs (deux chandelles trop longues, un en-avant dans ses vingt-deux et une touche ratée) qui ont mis en danger son équipe. En face, Luke McAlister, son successeur, n'a, lui, pas manqué le rendez-vous et éclaboussé de son talent cette affiche du Top 14 (27 pts).
Symboliquement, on relèvera le vice de l'ancien Toulousain lorsqu'il laisse volontairement rouler le ballon dans l'herbe humide avant de taper son renvoi, dans l'espoir que la savonnette glisse des mains de son ami Clément Poitrenaud, en vain.
On retiendra surtout cette bonne défense dans son en-but sur la dernière action de l'arrière toulousain qui avait ajusté son coup de pied à suivre. « Je me doutais qu'il allait tenter ça. On a fait l'école de rugby ensemble », explique-t-il. A défaut d'avoir brillé avec Toulon au Stadium, Frédéric Michalak aura finalement anihilé le bonus offensif. Sans rancune, entre amis de longues dates, le coup de sifflet final sonne alors le début de longues embrassades. En sortant des vestiaires, Frédéric Michalak s'excuse, gêné : « Je n'ai pas eu le temps de saluer tout le monde ! » W