Marseille sait gérer sa foulée

romain canuti

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Comme à Nancy la semaine dernière, l'OM s'est imposé dimanche après-midi contre Evian au Vélodrome par la plus petite des marges (1-0). Mais à la différence du match en Lorraine, les Phocéens ont fait parler leur efficacité cette fois-ci. On pourrait presque parler de succès à l'italienne, tant les hommes d'Elie Baup ont su faire preuve de pragmatisme, notamment dans la circulation du ballon, pour tenir le score.
« Il y a eu peu d'occasions par rapport aux matchs précédents. Il faut dire qu'à Fenerbahçe, on est revenu au score avec beaucoup de cœur et d'enthousiasme, donc ce soir, on a courbé l'échine, excuse Elie Baup. On a plié, mais pas rompu, avec les mêmes valeurs morales qu'en Turquie. »

De la fatigue et des coups
Entré en jeu, Jordan Ayew a lui aussi ressenti l'usure physique de son équipe : « C'était très difficile, on avait les jambes lourdes. On joue le jeudi, puis le dimanche, ce n'est pas évident avec les voyages. » D'autant moins évident lorsqu'il y a en face une équipe aussi rugueuse qu'Evian-Thonon-Gaillard. Abdallah est sorti au quart d'heure de jeu sur blessure, Valbuena, Cheyrou et Gignac ont aussi subi les coups de l'équipe savoyarde.
Mais l'OM a fait le plus dur sur coup franc par Amalfitano, d'une tête à bout portant. Ce qui valu à Gignac de surnommer son coéquipier « Cascarino » dès la fin de la partie. De quoi préparer au mieux une septième victoire d'affilée à Valenciennes.

Amalfitano était revanchard

Le milieu offensif de l'OM a dédié son deuxième but de la tête en Ligue 1 au gardien de but brésilien Elinton Andrade, qui a fait ses adieux au Vélodrome avant la partie. « Mais c'est aussi pour lephoceen.fr qui a dit que je n'étais pas assez décisif », a chambré Morgan Amalfitano après coup.