Ligue Europa: Pour Rémi Garde, «le contenu est plus important que le résultat»

FOOTBALL L'entraîneur de l'OL est satisfait du premier match de Ligue Europa remporté par son équipe, jeudi, face au Sparta Prague (2-1)...

Propos recueillis par Stéphane Marteau, à Lyon

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Remi Garde, l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, le 20 septembre 2012 à Lyon. 
Remi Garde, l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, le 20 septembre 2012 à Lyon.  — FAYOLLE PASCAL/SIPA

Comment jugez-vous cette entrée en matière?

La soirée n'est pas idéale car nous avons perdu un joueur, Mouhamadou Dabo. C'est très embêtant pour l'équipe, c'est embêtant aussi pour lui. Il est encore en observation à l'hôpital. Après, d'un point de vue du jeu, l'entrée dans la compétition est bien sûr favorable puisque nous avons pris trois points à domicile.
 
De quoi souffre Dabo?
 
C'est probablement un traumatisme crânien. Il a pris un coup par-derrière. J'ai revu brièvement les images. Le joueur adverse n'a aucune chance d'avoir le ballon. Cela fait partie des gestes rugueux et agressifs que j'ai vus ce soir et qui étaient parfois à la limite.
 
Avez-vous été surpris par l'engagement de votre adversaire?
 
Un peu. J'ai aussi été surpris par les décisions de l'arbitre par rapport à ce niveau d'agressivité. Bien sûr, le football est un sport de contact, mais il y a des contacts qui sont aussi réprimandés par les lois du jeu et je n'ai pas eu l'impression que c'était toujours le cas ce soir.
 
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Qu'est-ce qui vous a plu dans le jeu de votre équipe?
 
Globalement, mon équipe m'a beaucoup plu. J'ai aimé l'intensité que nous avons su mettre dans ce match. J'ai aimé l'intelligence de mes joueurs lorsque nous avons eu le ballon, parce que nous avons réussi à nous créer énormément d'occasions face à une équipe qui non seulement était agressive mais qui était regroupée autour de son but. Malgré tout, dans les petits espaces, nous avons trouvé des opportunités, que nous n'avons malheureusement pas pu concrétiser. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas pu finir le match tranquillement.
 
Avez-vous été inquiet en fin de match?
 
Oui, car la fébrilité nous a gagnés durant les dix dernières minutes. Quand vous avez autant d'occasions dans un match et que vous ne menez que 2 à 0, c'est ce qui vous pend au nez. Mais je ne veux pas retenir ça du match. Je veux retenir la mainmise de mon équipe, l'engagement que nous avons mis, le très bon début de deuxième période et toutes les occasions que nous nous sommes créées.
 
Vous êtes toujours invaincu. Quelle importance y accordez-vous?
 
Je préfère être invaincu car cela veut dire que l'on avance. Mais il ne faut pas être obnubilé par ne pas perdre. Il faut être obnubilé par ce que nous faisons de bien, offensivement et défensivement. Le contenu est plus important que le résultat, parce que sans le contenu, on n'a pas le résultat.