Jean-Louis Garcia sent le vent du boulet

— 

C'est une rencontre qui peut faire basculer un destin. Vendredi face à Monaco, Jean-Louis Garcia jouera peut-être plus qu'un simple match de foot. En cas de mauvais résultat, l'entraîneur du RC Lens pourrait bien être contraint de quitter ses fonctions. Arrivé en juin 2011 à la tête du club, l'ex-coach d'Angers n'a jamais vraiment convaincu. Résultats moyens, pas d'identité de jeu, changements incessants d'équipe et de tactique, l'entraîneur lensois semble naviguer à vue. Et ce ne sont pas les résultats récents du Racing qui vont consolider sa position. Lens, 12e de Ligue 2 après sept journées, n'a remporté qu'un match pour cinq nuls et une défaite. « Quand le déficit de résultat perdure, chaque entraîneur se trouve sur la sellette. Mais je n'ai pas envie de donner mon ressenti », a lâché hier Jean-Louis Garcia. Aujourd'hui, le club nordiste hésite encore à se séparer de son technicien. Essentiellement pour des raisons contractuelles. Liés au Racing jusqu'en 2015, Garcia et son staff devraient être dédommagés à hauteur de 2,5M€ en cas de licenciement. Une somme non négligeable pour un Racing en pleine difficulté économique. C'est finalement le dossier de la rénovation de Bollaert (voir encadré) qui pourrait changer la donne. Si les travaux sont validés, les jours du coach à Lens seront comptés. Sinon, il pourrait bien rester envers et contre tous.F. l.

une rénovation indispensable pour le racing

Vendredi, quelques heures avant la rencontre face à Monaco, Lens jouera un autre match important en coulisses. Le conseil régional va voter pour ou contre un emprunt de 25 M€ au Crédit agricole du Nord, destiné à finaliser le budget de rénovation du stade Bollaert pour l'Euro 2016. « C'est très important pour l'avenir du club », estime Luc Dayan, le président lensois.