Ils connaissent la chanson

FOOTBALL Eloigné de l'Europe depuis deux ans, Bordeaux s'appuie sur un groupe expérimenté...

Romain Baheux

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Marc Planus à l'échauffement avec les Girondins de Bordeaux en septembre 2012.
Marc Planus à l'échauffement avec les Girondins de Bordeaux en septembre 2012. — S.Ortola / 20 Minutes

Les deux dernières années, ils avaient pris l'habitude de regarder les joutes européennes à la télévision, bien calés au fond de leur canapé. Les Bordelais peuvent d'autant plus savourer leur retour en phases de poules d'une compétition continentale contre Bruges ce jeudi (19 h) que la plupart ont entendu la petite musique entêtante de la Ligue des Champions dans leur carrière. De Carrasso à Gouffran, huit des participants à la double confrontation contre Lyon en quart de finale de C1 au printemps 2010 pourraient débuter contre les Belges. Le decorum n'est naturellement pas le même mais Bordeaux a trop ramé pour en arriver là pour se permettre de faire la fine bouche. «C'est différent, mais c'est quand même une Coupe d'Europe avec beaucoup d'équipes qui ont joué le tour préliminaire de la Ligue des Champions», avance Jaroslav Plasil, également de l'aventure en C1 il y a deux ans et demi. Touchés et absents contre Bruges, Ludovic Obraniak, avec le LOSC, et Landry Nguemo, avec le Celtic Glasgow, peuvent également revendiquer un solide vécu continental. Un passé sur lequel mise le staff pour atteindre les seizièmes de finale, objectif proclamé du club.

Gillot : « Ça permetde ne pas perdre de temps »

«C'est un atout, acquiesce Francis Gillot. C'est une compétition particulière où le niveau est élevé. Qu'ils soient habitué aux rencontres européennes, ça permet de ne pas perdre de temps au début du match et de rentrer tout de suite dans la rencontre.» «Avoir cette expérience, on a conscience que ça peut aider, notamment au niveau de la récupération», estime le latéral Benoît Trémoulinas.
Ils en auront besoin. Pointée du doigt lors du match nul contre Nice (1-1), consécutif au succès contre Belgrade lors du barrage retour (3-2), la fatigue sera un élément que les Girondins vont de nouveau apprendre à devoir gérer. «Un match le jeudi soir suivi d'un autre le dimanche en début d'après-midi, ça peut prendre beaucoup d'énergie. Les joueurs vont devoir apprendre à jouer avec la fatigue», estime Eric Bédouet, le préparateur physique. Les soirées canapés étaient moins éreintantes. Mais aussi bien moins excitantes.