lille prend un coup de « bate » derrière la tête

à lille, françois launay

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La qualification en 8e de finale s'éloigne pour des Lillois beaucoup trop médiocres.
La qualification en 8e de finale s'éloigne pour des Lillois beaucoup trop médiocres. — M.Libert / 20 minutes

Echec et Bate. C'est une énorme claque dont Lille va mettre du temps à se remettre. Une gifle qui fait d'autant plus mal qu'elle était inattendue. Balayé mercredi à domicile par les modestes Biélorusses du BATE Borisov (1-3), le Losc a sombré dans les grandes largeurs pour son entrée en Ligue des champions. Un naufrage qui réduit drastiquement les rêves lillois de qualification en huitièmes de finale. Attendus au tournant face à la supposée plus faible équipe du groupe, les Nordistes se sont pris lamentablement les pieds dans la pelouse d'un Grand stade sous le choc.
S'il est encore trop tôt pour parler de fin de cycle, ce Lille-là n'a déjà plus grand chose à voir avec l'équipe qui avait enthousiasmé la Ligue 1 ces dernières années. Le début de saison moyen des Nordistes en championnat (une victoire en cinq matchs) avait déjà donné des premiers signes d'inquiétude.

Le cauchemar biélorusse
Mais pour connaître la véritable valeur de cette équipe, il fallait attendre la mesure de l'étalon européen. Le résultat est sans appel. Orphelin de Hazard, parti briller à Chelsea, Lille n'est plus que l'ombre de lui-même. Son animation offensive est un véritable chantier. Et quand sa défense prend l'eau comme face à Borisov, le Losc redevient une équipe ordinaire, bien loin des standards européens. A l'image de sa première mi-temps cauchemardesque, sans doute la pire de l'ère Rudi Garcia. Contrarié par des Biélorusses bien organisés et très sereins, Lille est cueilli à froid d'entrée de jeu quand la frappe de Volodko trouve la lucarne de Landreau (6e). Un scénario qui assomme des Nordistes dépassés sur le deuxième but (hors jeu) de Rodionov (20e). Avant de définitivement couler quand Olekhnovich profite de l'apathie lilloise pour tripler la mise (43e). Difficile de faire pire après une mi-temps aussi désatreuse. En seconde période, les entrées de Roux et Mendes redonnent un peu d'orgueil et de folie au Losc, qui réduit le score grâce à Chedjou (60e). La seule lueur dans le ciel gris lillois.