Marseille enchaîne une cinquième victoire à Nancy

FOOTBALL L'OM a surclassé une faible équipe de Nancy (0-1)...

Romain Canuti

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les Marseillais félicitent Jordan Ayew après son but à Nancy, le 16 septembre 2012.
les Marseillais félicitent Jordan Ayew après son but à Nancy, le 16 septembre 2012. — V.Kessler / REUTERS

Dès la mi-temps, la donne avait changé pour l’OM. La pression sur les épaules des joueurs d’Elie Baup était plus forte que lors d’un match à domicile. A 0-0 mais avec des occasions à foison, repartir avec un match nul aurait presque rendu terne le bilan des Olympiens jusque-là, tant l’équipe de Nancy semblait fébrile, indigne de la Ligue 1. Mais Jordan Ayew a placé une tête rageuse aux six mètres pour défleurer le tableau d’affichage. Marseille gagne donc (1-0) et poursuit sa route en tête.

Les vendanges d’APG

Positionnés haut, à l’aise sur la pelouse synthétique nancéienne dès le premier contrôle, le quatuor offensif marseillais s’est accaparé la partie sans demander l’avis des hommes de Jean Fernandez, totalement dépassés. Mais ni les centres forts devant le but, ni les frappes enroulées de Gignac revenu de son côté gauche, ni l’application d’André Ayew, qui a visé le but vide, n’ont permis aux Phocéens de revenir aux vestiaires avec l’avantage.

Rageant car la domination  a été totale. Pire que pour un match de Coupe de France. André-Pierre Gignac avait de quoi s’en vouloir, lui qui s’était procuré quatre occasions franches, et qui aurait pu voir André Ayew le servir idéalement au bout de 20 minutes. Heureusement pour eux, à l’heure de jeu, c’est son frère qui convertit son centre tendu.

Dès lors, tout change. Nancy tente enfin sa chance mais Marseille fait alors parler sa solidité défensive. Mandanda et N’Koulou, qui n’avaient presque pas démarré leur match jusque là, montrent que leur cote et leur statut doivent aussi à leur vigilance. Certains trouveront inquiétant de voir l’équipe s’arrêter ainsi de jouer après avoir marqué. D’autres diront que la formation s’est montrée aussi efficace devant que derrière. Le résultat donne raison aux seconds.