Mathieu Peybernes: «Si on ne comprend pas ce qu'il nous arrive, il faut changer de métier»

FOOTBALL Le défenseur de Sochaux veut débloquer le compteur de son équipe...

A Sochaux, Floréal Hernandez

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Le défenseur de Sochaux Mathieu Peybernes face à André-Pierre Gignac, le 19 août 2012
Le défenseur de Sochaux Mathieu Peybernes face à André-Pierre Gignac, le 19 août 2012 — AP Photo/Claude Paris

Déjà dans l'urgence. Sauvé presque par miracle l'an passé, Sochaux pointe aujourd'hui à la dernière place de la Ligue 1 avec quatre défaites en autant de matchs. L'international espoirs Mathieu Peybernes (21 ans) et défenseur central du FCSM confie à 20minutes son inquiétude, même s'il espère que la trève offerte par les matchs de l'équipe de France vont relancer son équipe.

Mathieu, la trêve internationale est-elle bien tombée pour le FC Sochaux après vos quatre défaites initiales?
Elle peut nous faire que du bien après la spirale négative de notre début de championnat. On sort de quatre matchs sans victoire et avec zéro point surtout. J’espère qu’elle va nous faire du bien. On verra samedi comment on va attaquer le match à Saint-Etienne avec peut-être de nouvelles têtes dans notre équipe. On verra comment ça va marcher.

Ces quinze jours sans match vous ont-ils laissé dans le doute après votre départ raté?
Oui. Mais on a bien travaillé même sans nos internationaux. C’était une approche différente. Certains sont retournés dans leur pays, ont vu autre chose, ont pu se vider l’esprit et ne pas penser qu’à Sochaux. Nous, on s’est remis dans le travail et d’aplomb pour Saint-Etienne.

Quelle était l’ambiance dans le vestiaire?
Malgré les défaites, l’ambiance a toujours été bonne. Et ce depuis le stage [de préparation] où l’on a créé des liens. C’est vrai que l’équipe a beaucoup changé mais ceux qui sont arrivés sont dans l’esprit. La cohésion du groupe est là. C’est juste un problème sur le terrain. Si on s’entend bien en dehors, il faut maintenant montrer cet engouement sur le terrain.

Les joueurs qui ont connu des débuts de saison difficile comme Cédric Kanté à Strasbourg ou à Nice, Sébastien Roudet à Lens ont-ils pris la parole dans le vestiaire pour dédramatiser la situation?
Quelques-uns ont parlé. Surtout Omar [Daf], c’est le sage du vestiaire (sourire). Cédric [Kanté] ou David [Sauget] aussi. Les anciens se sont pas mal exprimés sur le sujet. Mais comme on a dit, faire des réunions tous les week-ends, ça va un moment. Si on ne comprend pas les choses, ce qu’il nous arrive, il faut changer de métier. Ce qu’on dit en dehors, il va falloir le montrer. Ça commence dès samedi à Saint-Etienne où il faut aller chercher des points.

Saint-Etienne, après ses deux derniers résultats (4-0 contre Brest, 3-0 à Bastia), n’est pas la terre la plus accueillante pour faire un résultat.
Ça va être un match très compliqué. Ils ont mis sept buts en deux matchs. Ils se sont relancés [après leurs deux premières défaites]. On connaît leur qualité de vitesse, surtout devant. C’est une grosse équipe, d’autant plus à domicile. A Geoffroy-Guichard, dans le chaudron, c’est une ambiance particulière. Mais il va falloir aller là-bas en tant que guerrier pour rapporter des points, pour oublier nos quatre matchs sans victoire.

La vitesse de Pierre-Emerick Aubameyang, de Romain Hamouma, etc., quand on est défenseur, on se dit qu’on va faire beaucoup de kilomètre, qu’on va souvent regarder dans son dos?
(Sourire). On va faire attention à ne pas jouer comme les week-ends précédents. Moi, je vais assez vite mais c’est vrai que, eux, vont très vite. Il va falloir faire attention, surtout pour les moins rapides, à notre placement, à ne pas faire d’erreurs tactiques, se méfier de leur vitesse car ils se projettent vite vers l’avant pour jouer les contres.