Rémy Grosso donne des ailes au LOU

Stéphane Marteau

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Avec son physique de déménageur (1,88 m et 102 kg), Rémy Grosso fait des ravages en ce début de saison de Pro D2. Auteur de trois essais lors des trois premières journées, l'ailier du LOU s'est installé en tête du classement des meilleurs marqueurs en compagnie de l'Anglais Ayoola Erinle (Carcassonne). Il a surtout largement contribué aux bons résultats de son club, toujours invaincu (deux succès et un nul) avant de se rendre à Albi, dimanche. Mais l'intéressé ne se grise pas. « La saison ne fait que commencer et il convient de maintenir le cap. Malgré mon essai inscrit dimanche, à Brive (19-19), je n'ai pas été satisfait de mon match, car j'ai perdu trois ballons au contact. J'ai donc encore beaucoup de travail à accomplir », souligne-t-il. Rémy Grosso admet néanmoins jouer « plus libéré » et prendre « du plaisir » au sein d'un collectif qui a retrouvé le goût de la victoire après une saison galère en Top 14 dont il fut l'une des rares satisfactions. « Avec le recul, je pense que j'aurais pu apporter plus. Malheureusement, je n'ai pas réussi à enchaîner les matchs. J'espère que cette saison va m'apporter de la régularité dans mes performances. »

Appelé en France A
A 23 ans, celui qui est parfois comparé à Jonah Lomu estime avoir encore une grosse marge de progression. « Je dois continuer à travailler au niveau de la défense, même si j'ai progressé dans ce domaine, ainsi que dans la conservation du ballon. Je suis très instinctif et il faut que j'arrive à faire les bons choix au bon moment. Mais ça viendra forcément avec le temps et l'expérience. » S'il y parvient, l'ancien joueur du Rhône Sportif peut prétendre figurer un jour parmi les meilleurs ailiers de l'Hexagone et taper éventuellement à la porte du XV de France, lui qui fut appelé très jeune en France A. C'était en juin 2009, au sortir de sa première saison dans le groupe professionnel du LOU avec lequel il avait inscrit huit essais en dix-sept matchs. « Ce fut une belle aventure, se souvient-il. Maintenant, je ne préfère pas trop penser à l'équipe de France. C'est un rêve de gosse, mais pas un objectif. »