« Ça ne peut pas aller vite »

Propos recueillis par Stéphane Marteau

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Jean-Paul Bret a accueilli mardi les joueurs de l'Asvel, mais pas Tony Parker.
Jean-Paul Bret a accueilli mardi les joueurs de l'Asvel, mais pas Tony Parker. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Jean-Paul Bret réfute toute responsabilité dans l'échec du projet Arena et invite la star du basket français à faire preuve de patience.

Comment réagissez-vous aux propos de Tony Parker qui a menacé de se désengager de l'Asvel ?
Je peux comprendre son impatience. Il met la pression sur les actionnaires qui mènent le projet plutôt que sur les politiques. Nous avons fait notre travail, dans les limites de nos responsabilités, pour accompagner le club auquel la collectivité est très attachée. Mais le projet de grande salle a toujours été un projet privé. Au mois de mai, l'Asvel a indiqué qu'il ne pouvait pas le réaliser sur le site ABB parce qu'il ne réunissait pas suffisamment de financement et que le foncier pesait dans l'opération. On en a pris acte et on attend désormais de voir s'il y a d'autres solutions.

Quelles peuvent être ces solutions ?
illes Moretton avait indiqué avoir un projet redimensionné, de plus petite taille, qui aurait nécessité un foncier moins important. Si c'est plus petit, ça peut être possible à Villeurbanne. Nous sommes donc dans l'attente d'un projet redimensionné et crédible car chat échaudé craint l'eau froide. Après l'échec du projet initial, il convient de prendre son temps et d'élaborer quelque chose de solide. Tony Parker, lui, fait preuve d'impatience. Il a envie que ça aille vite. Mais sur l'agglomération lyonnaise, je ne vois pas très bien où ça peut aller vite. La preuve, j'ai lu dans vos colonnes que Jean-Michel Aulas évoquait l'hypothèse de Décines, mais pas avant 2015.

Vous accepteriez que l'Asvel

évolue ailleurs qu'à Villeurbanne ?
Si les dirigeants du club prennent cette responsabilité et qu'ils ont les moyens de le faire, j'en prendrai acte. Mais ce ne serait plus l'Asvel. Je rappelle que presqu'un quart de son budget provient de la collectivité. Il est donc un peu villeurbanno-dépendant. Grande salle ou pas, le club a besoin de nous.

Tony Parker s'est fait discret

Attendu mardi matin au siège du groupe LDLC pour l'officialisation d'un partenariat avec l'Asvel, Tony Parker s'est pointé après le départ des journalistes. Et le soir, il était absent lors de la présentation de l'équipe à l'hôtel de ville de Villeurbanne. En revanche, il devrait être présent ce mercredi à Dijon pour assister au match amical de la « Green Team ».