Dispense de peine requise contre le maire qui a giflé un adolescent

JUSTICE L'élu du Nord a fait appel de sa condamnation...

J. M., avec Olivier Aballain à Douai
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Le maire de Cousolre, Maurice Boisart, poursuivi pour avoir giflé un adolescent qui l'aurait insulté et menacé en août 2010, devant le palais de justice d'Avesnes-sur-Helpe, avant une audience avec le procureur, le 4 octobre 2011.
Le maire de Cousolre, Maurice Boisart, poursuivi pour avoir giflé un adolescent qui l'aurait insulté et menacé en août 2010, devant le palais de justice d'Avesnes-sur-Helpe, avant une audience avec le procureur, le 4 octobre 2011. — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

La décision pourrait ménager la chèvre et le chou. L’avocat général a requis ce jeudi une dispense de peine à l’encontre de Maurice Boisart, en demandant toutefois qu’il soit reconnu coupable de son acte. Le maire de Cousolre (Nord) avait en effet fait appel après avoir été condamné en février à 1.000 euros d’amende avec sursis et 250 euros de dommages et intérêts pour avoir giflé un adolescent.

Décision le 10 octobre

En août 2010, le maire avait donné une gifle à un adolescent de sa commune qui venait d’escalader un grillage pour récupérer un ballon de foot. Maurice Boisart affirme que le jeune homme, qu’il soupçonne d’être le meneur d’une bande, l’a insulté. «Je ne pouvais pas faire autrement, a toujours confié Maurice Boisart. A travers moi, c’est la fonction de maire qu’on insultait», a-t-il indiqué pour justifier son geste. L’adolescent, lui, assure qu’il a insulté le maire après avoir été frappé.

Une pétition lancée par l’association Institut pour la justice pour soutenir le maire avait recueilli plus de 500.000 signatures. A la sortie du tribunal de Douai, ce jeudi, la partie civile et la défense étaient satisfaites. La décision sera rendue le 10 octobre.