Tuerie en Haute-Savoie: Trois des quatre victimes tuées d'une balle dans la tête

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Nicolas Bégasse avec Caroline Girardon sur place
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Des gendarmes postés sur les hauteurs de Chevaline (Haute-Savoie) où a eu lieu un quadruple meurtre le 5 septembre 2012.
Des gendarmes postés sur les hauteurs de Chevaline (Haute-Savoie) où a eu lieu un quadruple meurtre le 5 septembre 2012. — Cyril VILLEMAIN / 20 MINUTES

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«Tout sera fait» pour retrouver le ou les  coupables quadruple homicide survenu mercredi peu avant 16h sur un parking  forestier proche de la commune de Chevaline (Haute-Savoie), sur les  hauteurs du lac d’Annecy. C'est ce qu'a promis ce jeudi en fin d'après-midi, le Président François Hollande, en visite en Grande-Bretagne. Plus tôt dans l'après-midi, le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud, avait fait le point sur l'enquête.

>> L’intervention du procureur est à revivre en direct par là

>> Le rappel des faits et le point sur l’enquête, c’est par ici

Il a d’abord livré un récit de la découverte macabre, indiquant que c’est un cycliste anglais possédant une résidence dans la région, un ancien de la Royail Air Force, qui a alerté les pompiers mercredi à 15h48 après avoir trouvé la petite fille blessée près de la voiture, au moteur en marche, où se trouvaient les quatre corps sans vie. Trois d’entre eux ont bien été tués par balle – pour le quatrième, il faudra attendre les résultats de l’autopsie qui aura lieu vendredi après-midi à Grenoble.

La victime française, un jeune père de famille

Le procureur a confirmé l’identité de la victime française, le cycliste retrouvé mort près du véhicule, mais s’est refusé à donner les noms des trois autres victimes ou des deux jeunes survivantes, dont on sait de source policière qu’elles venaient de la banlieue de Londres. Leurs liens familiaux doivent être confirmés par des analyses, a-t-il précisé. Des documents d’identité ont été retrouvés: celui du conducteur britannique, d’origine irakienne, né en 1962, et de la plus âgée des deux femmes, née en 1938, qui possédait un passeport suédois. Le cycliste, de nationalité française, habitait à Ugine (Savoie), à une vingtaine de kilomètres de la scène du crime. Il s’appelait Sylvain Mollier, était marié et jeune père de famille.

Selon le site du Dauphiné libéré, il travaillait dans une entreprise locale, Cezus, une usine du groupe Areva. Le Messager.fr rapporte l'émotion de ses collègues à l'annonce de la mort de ce père de trois enfants qui «venait d'avoir un bébé» et était actuellement en congé paternité.

«Ce qui est sûr, c'est qu'on voulait tuer»

Le procureur a également donné des nouvelles des deux fillettes survivantes. Elles sont «bien évidemment protégées». L’aînée, qui a subi plusieurs coups à la tête et souffre d’un impact de balle à l’épaule, est dans un état stable mais a été plongée dans un coma artificiel en vue d’une nouvelle opération. Les enquêteurs espèrent pouvoir lui parler dans les jours à venir, sa sœur, âgée de 4 ans et restée prostrée pendant 8 heures sous la jupe de sa mère décédée, dissimulée par des bagages, pouvant difficilement témoigner. Les enquêteurs ont fait état de ressources restant à exploiter: analyses balistiques –une quinzaine de douilles provenant d’un pistolet automatique ont été retrouvées, traces de pneu sur la scène du crime et témoignages –plusieurs d’entre eux font état d’un véhicule aperçu aux environs de la tuerie. Un numéro vert doit être mis en place pour aider à recueillir ces derniers.

«Toutes les pistes» sont envisagées, ont rappelé les enquêteurs jeudi. Une seule certitue pour le procureur: ce crime est «hors normes» et d'«une immense sauvagerie». «Ce qui est sûr, c'est qu'on voulait tuer», a-t-il affirmé. Une information judiciaire sera ouverte dans les prochains jours et deux juges d'instruction devraient être saisis.

Jeudi en milieu de journée, Synergie (second syndicat d'officiers de police) a critiqué le recours sur la scène du crime de Haute-Savoie aux techniciens du laboratoire de gendarmerie et non à celui de la police, plus proche des lieux de la tuerie.

>> Pourquoi la fillette de 4 ans a-t-elle été découverte si tard? La réponse par là

En fin de matinée, plusieurs véhicules des pompes funèbres sont arrivés sur la scène du crime, selon notre journaliste sur place. Le procureur a précisé dans l’après-midi que le dernier corps serait retiré de la voiture dans la soirée avant d’être transporté à Grenoble pour des analyses. Au camping où résidait la famille britannique depuis quelques jours, près du lac d’Annecy, des gendarmes se sont positionnés devant la caravane blanche des victimes. Les résidents du camping, dont l’accès a été interdit aux journalistes, se disaient «choqués» après l’annonce du quadruple homicide.

En Angleterre, la police britannique s'est rendue au domicile supposé des victimes de la tuerie. Des connaissances de la famille décrivent une «famille normale».


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